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	<title>admin &#8211; Les amis de Para L&#039;Elles</title>
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	<description>Association pour la promotion de l&#039;ensemble vocal &#34;Para L&#039;Elles&#34;</description>
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		<title>Ores l&#8217;effroi et Ores l&#8217;espérance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 10:44:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
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					<description><![CDATA[Pierre de Ronsard a 500 ans (1524-2024) Pourquoi célébrer en musique les 500 ans de la naissance de Pierre de Ronsard ? Pierre de Ronsard est l’un des poètes qui a certainement été le plus mis en musique et ceci dès le XVIe siècle et il l’est encore au XXIe<a href="https://lesamisdeparalelles.fr/pierre-de-ronsard-a-500-ans-en-2024/" class="more-link"><span class="readmore">Lire plus...<span class="screen-reader-text">Ores l&#8217;effroi et Ores l&#8217;espérance</span></span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/03/Unknown-1.jpeg"><img decoding="async" width="260" height="148" data-id="1473" src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/03/Unknown-1.jpeg" alt="portrait posthume de Ronsard par l'École de Blois (vers 1620) musée des Beaux-Arts de Blois" class="wp-image-1473"/></a></figure></div><figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption">Portrait posthume de Ronsard par l&rsquo;École de Blois (vers 1620) Musée des Beaux-Arts de Blois</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center has-large-font-size">Pierre de Ronsard a 500 ans (1524-2024)</h2>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi célébrer en musique les 500 ans de la naissance de Pierre de Ronsard ?</h2>



<p>Pierre de Ronsard est l’un des poètes qui a certainement été le plus mis en musique et ceci dès le XVIe siècle et il l’est encore au XXIe siècle. Si les compositeurs se sont détournés de lui du XVIIe jusqu&rsquo;au début du XIX e siècle, il a été redécouvert vers le milieu du XIXe et a été largement célébré au XXe et l’est encore de nos jours, comme vous pourrez le voir dans cet article.</p>



<p>Depuis sa création en 2011 l’ensemble Para l’Elles s’attache beaucoup à la relation entre le texte et la musique. Lors de ses précédents programmes, il a déjà donné en concert et enregistré des poèmes de Ronsard mis en musique, mais aussi d’autres poètes français (Charles d&rsquo;Orléans, Clément Marot, Louise Labbé, Jean de La Fontaine, Charles Baudelaire, Robert Desnos, Sabine Sicaud…) ou étranger (Ludovico Ariosto, Francesco Petrarca, William Shakespeare, John Keats, Joseph von Eichendorff…). D’autre part il désire participer à l’enrichissement du répertoire pour voix de femmes et harpe en faisant régulièrement des créations. L’anniversaire des 500 ans de la naissance de Pierre de Ronsard était l’occasion idéale pour réunir ces deux envies&nbsp;: Commander une pièce à un compositeur pour voix de femmes et harpe sur un sonnet d’un des fleurons de la poésie française, Pierre de Ronsard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la genèse de la commande à la création d’<em>Ores l’effroi et ores l’espérance</em> de Jean-Christophe Rosaz.</h2>



<p>Grâce aux possibilités de découvertes fournies par internet, une rencontre s’est faite entre Jean-Christophe Rosaz, compositeur et Agnès Blin, cheffe de chœur. Un enregistrement remarquable de «&nbsp;<em>Pare le loup</em>&nbsp;» de l’ensemble <em>Méliade</em> sur une musique populaire arrangée par Jean-Christophe Rosaz, avait retenu l’attention de la cheffe de chœur, qui avait fait alors quelques recherches sur le compositeur et les avait gardées sous le coude au cas où… pour une éventuelle prochaine création.&nbsp;</p>



<p>Quelques années plus tard, après la commande et la création de la pièce de Nathalie Biarnés «&nbsp;<em>Le chemin de l’amour</em>&nbsp;», Jean Christophe Rosaz contacte Agnès Blin, en ces mots «&nbsp;<em>Je tiens à vous dire combien je suis touché par vos remarquables interprétations</em>&nbsp;»&nbsp;et lui propose de découvrir son œuvre. Le contact est fait, au fil des échanges la cheffe de chœur lui propose de composer pour <em>Para L’Elles</em>, une pièce pour voix de femmes et harpe sur un texte de Pierre de Ronsard à l’occasion des 500 ans de la naissance du poète.</p>



<p>À la réponse enthousiaste du compositeur&nbsp;: </p>



<p class="has-text-align-center"><em>«&nbsp;Formidable</em> <em>Ronsard&#8230;                                                                                                                                                                         voix de femmes et harpe&#8230;                                                                                                                                                                      un rêve!                                                                                                                                                                                                       à bientôt                                                                                                                                                                                                bien à vous&nbsp;»&nbsp;</em> </p>



<p>L’association&nbsp;<em>Les amis de Para L’Elles</em>&nbsp;passe officiellement commande de la pièce accompagnée d’une demande expresse&nbsp;: venir participer une répétition afin de pouvoir travailler la pièce avec lui avant la création.&nbsp; Le poème a été rapidement choisi par Jean-Christophe Rosaz :</p>



<p class="has-text-align-center"><em>Ores l&rsquo;effroi et ores l&rsquo;espérance</em><em><br>De tous côtés se campent en mon cœur :<br>Ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre au combat n&rsquo;est vainqueur,<br>Pareils en force et en persévérance.<br><br>Ores douteux, ores pleins d&rsquo;assurance,<br>Entre l&rsquo;espoir et le froid de la peur,<br>Heureusement de moi-même trompeur,<br>Au cœur captif je promets délivrance.<br><br>Verrai-je point avant mourir le temps,<br>Que je tondrai la fleur de son printemps,<br>Sous qui ma vie à l&rsquo;ombrage demeure ?<br><br>Verrai-je point qu&rsquo;en ses bras enlacé,<br>Recru d&rsquo;amour, tout pantois et lassé,<br>D&rsquo;un beau trépas entre ses bras je meure ?</em></p>



<p><em>Ores l’effroi et ores l’espérance</em>&nbsp;a été créée le 6 octobre 2024 en la Chapelle Sainte Thérèse de Montmagny (95) et d’autres concerts ont suivi dans le Val d’Oise et dans les Yvelines.</p>



<p>L’association&nbsp;<em>Les amis de Para L’Elles</em>&nbsp;a intégralement financé la partition ainsi que les venues de Jean Christophe Rosaz d&rsquo;abord à Montmagny, pour la répétition, ensuite à Osny afin d&rsquo;assister à l’un des concerts, puisqu’il n’avait pas pu se libérer lors de la création de l&rsquo;œuvre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-medium is-resized"><a href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/02/jc-par-benoit.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="225" height="300" src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/02/jc-par-benoit-225x300.jpg" alt="" class="wp-image-1462" style="width:242px;height:auto" srcset="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/02/jc-par-benoit-225x300.jpg 225w, https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/02/jc-par-benoit-768x1024.jpg 768w, https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/02/jc-par-benoit-1152x1536.jpg 1152w, https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2025/02/jc-par-benoit.jpg 1296w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Jean-Christophe Rosaz. Cliché : Benoit Riou.</figcaption></figure></div>


<p>Jean Christophe Rosaz&nbsp;: « <em>Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé créer : adolescent puis&nbsp;jeune&nbsp;homme, sculpter le bois, fabriquer des instruments de musique, des meubles en bois, écrire des poèmes, des nouvelles, des contes puis improviser sur la guitare qui était mon instrument, avant de composer. Commence alors un véritable travail de construction comme un maçon. Il se trouve que c’était le travail de mon grand-père&nbsp;maternel italien. Ennio Morricone a d’ailleurs rapproché les deux métiers ! Je suis toujours fasciné par les chantiers. Composer : «&nbsp;mettre ensemble&nbsp;» timbres, notes, rythmes, mots, voix, instruments… , mais aussi les rencontres humaines avec les interprètes qui sont notre voix, sans doute un des plus beaux aspects. A chaque fois une nouvelle&nbsp;aventure, une déclaration&nbsp;d’amour à la musique !</em>« </p>



<p>Pour découvrir plus en avant l’œuvre de Jean Christophe Rosaz vous pouvez visiter son site ou lui demander la partition de <em>Ores l&rsquo;effroi et ores l&rsquo;espérance</em> &nbsp;:<a href="https://jeanchristopherosaz.eu">https://jeanchristopherosaz.eu</a></p>



<p class="Rosaz" id="[écouter]">Vous pouvez écouter&nbsp;<em>Ores l’effroi et ores l’espérance</em>&nbsp;enregistrement fait par&nbsp;<em>Les Amis de Para L’Elles</em>&nbsp;en l’église Saint Denis de Méré (78) le 17 novembre 2024 : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gWBSsfoJbBc" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=gWBSsfoJbBc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">consulter la vidéo</a>.</p>



<p>Consulter les partitions ou écouter les poèmes de Ronsard mis en musique interprété par Para L’Elles&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.youtube.com/watch?v=KB_XyWg2vhk" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=KB_XyWg2vhk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guillaume COSTELEY&nbsp;: Mignonne allons voir si la rose (en 2012 et 2018) adaptation SSAA</a> ; </li>



<li><a href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/07/LASSUS_Bonjour-mon-coeur_SSAA.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Roland de LASSUS&nbsp;: Bonjour mon cœur (en 2018) adaptation SSAA&nbsp;;</a></li>



<li><a href="https://www.youtube.com/watch?v=wI38bIzCG1Y" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=wI38bIzCG1Y" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean de CASTRO&nbsp;: Comme la tourterelle (en 2018) adaptation SSA</a> ;</li>



<li><a href="https://www.youtube.com/watch?v=CyD7HcK4OU8" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=CyD7HcK4OU8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Roger CALMEL&nbsp;: Quand vous serez bien vieille (en 2018)</a>.</li>
</ul>



<p>Les partitions des adaptations pour chœur de femmes sont téléchargeables en libre accès sur notre site : <a href="https://lesamisdeparalelles.fr/partitions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">consulter les partitions</a> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Ronsard et la musique</h2>



<p>Dans la préface du recueil <em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques</em> (Editions À cœur Joie&nbsp;Lyon &#8211; 1982) écrite par Roger Blanchard on apprend que Ronsard a été très jeune à demi-sourd, ce qui ne l’empêchait pas d’aimer tout particulièrement la musique et de jouer de la guitare avec plaisir. En 1552 Pierre de Ronsard édite chez la Veuve Laporte la première édition des<em> Amours de Cassandre</em> augmenté d’un cinquième livre d’Odes mais surtout y est adjoint un supplément musical&nbsp;où l’on y trouve des compositeurs de premier rang tels que Claude Goudimel, Pierre Certon, Clément Janequin et Marc-Antoine Muret, ce dernier est un peu moins connu de nos jours comme compositeur, a été l&rsquo;auteur du commentaire des<em> Amours à Cassandre</em> de l&rsquo;édition de 1553. Roger Blanchard nous cite aussi l’avertissement au lecteur écrite par l’éditeur&nbsp;:&nbsp; «&nbsp;<em>Ayant recouvré le Livre des Amours du Seigneur Pierre de Ronsard et le cinquiesme de ses Odes avec aultres siens opusculs&nbsp;; et puis après entendu que pour ton plaisir et entier contentement il a daigné prendre la peine de les mesures sur la lyre&nbsp;(ce que nous n’avion encore apperceu avoir esté faict de tous ceux qui se sont exercités en tel genre d’escrire) suyvant son entreprise avec le vouloir que j’ay de luy satisfaire et pour l’amour de toy, lecteur, j’ai faict imprimer et mettre à la fin de ce présent livre la Musique, sur laquelle tu pourras chanter une bonne partie du contenu de iceluy, te promectant à l’advenir de continuer ceste manière de faire (en ce qui s’imprimera de la composition dudict Ronsart) si je congnoy qu’elle te soit agréable</em> ».&nbsp;</p>



<p>Les musiques contenues dans le recueil de 1552 sont des chansons polyphoniques à quatre voix mixtes. Ce qui est très particulier les concernant, elles ont été conçues pour que les textes soient interchangeables, puisque certaines de ces pièces fonctionnent avec environ quatre-vingt-dix sonnets. Ces derniers ont la même structure de rimes masculines et féminines et quatre modèles de structuration de rimes. En cela, Pierre de Ronsard se rattachait à une tradition italienne du XVe siècle, en effet, sur une même mélodie on pouvait déclamer tous les sonnets de Francesco Petrarca.</p>



<p>Il est à noter que dans sa jeunesse Pierre de Ronsard a beaucoup étudié l&rsquo;œuvre de Francesco Petrarca, et comme pour ses contemporains, l&rsquo;œuvre de ce poète du XVe siècle a été une référence et un modèle. On peut noter que le poème <em>Ores l&rsquo;effroi et ores l&rsquo;espérance</em> peut se rapprocher dans l&rsquo;esprit du célèbre <em>Pace non trovo </em>du poète italien. On peut aisément imaginer que Ronsard connaissait l&rsquo;usage du XVe siècle d&rsquo;utiliser un même Air pour chanter les différents sonnets.</p>



<p>D&rsquo;autre part, si de nos jours, on trouve tout naturel de mélanger texte et musique dans une même édition, au XVIe siècle c&rsquo;était une prouesse technique et surtout très novateur. Il a été fait appel à l&rsquo;éditeur spécialisé dans l&rsquo;imprimerie musicale, Nicolas Du Chemin, pour la partie musicale. Cette édition ajoute l&rsquo;art pictural à la poésie et à la musique : deux gravures sont imprimées dans les premières pages : l&rsquo;une est celle d&rsquo;un portrait de Ronsard et l&rsquo;autre d&rsquo;un portrait de Cassandre. Cette édition a eu une répercussion capitale : Ronsard faisait savoir ainsi, qu&rsquo;il aimait et surtout qu&rsquo;il désirait que ses poèmes soient mis en musique. Ce message a été largement entendu par les compositeurs du XVIe siècle.</p>



<p>Les musiques du recueil de 1552 sont consultables sur internet à l’adresse suivante&nbsp;:&nbsp;<a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suppléments 1552 </a></p>



<p>Toujours dans sa préface, Roger Blanchard nous livre quelques autres citations :&nbsp;</p>



<p>Celle de Claude Binet, premier biographe de Pierre de Ronsard, «&nbsp;<em>Il aymoit à chanter et ouyr chanter ses vers. La musique, disoit-il, est la sœur puisnée de la poésie et les poètes et les musiciens sont les enfants sacrés des muses&nbsp;; sans la musique la poésie est presque sans grâce…</em>&nbsp;». On sait qu&rsquo;il affectionnait particulièrement entendre ses poèmes déclamés accompagné par un instrument : Les vers étaient déclamés pendant qu&rsquo;un musicien improvisait pour accompagner le récitant en lui faisant une introduction, des intermèdes entre les strophes et jouait aussi pendant la déclamation du poème. Dans son » <em>Abbrégé de l&rsquo;art poétique Françoys</em> » de 1565 Ronsard écrivait « <em>La Poësie sans les instrumens ou sans la grâce d&rsquo;une seule, ou plusieurs voix, n&rsquo;est nullement agreable non plus que les instrumens sans estre animez de la melodie d&rsquo;une plaisante voix. »</em></p>



<p>Les instruments principalement utilisés pour la déclamation étaient le luth ou la lyre da braccio. Le luth était alors l&rsquo;instrument le plus joué, on pouvait jouer une polyphonie, accompagner un chant, mais surtout il était accessible aux personnes qui ne lisaient la musique. Ceci grâce au système des tablatures, c&rsquo;est un procédé qui indique comment placer les doigts sur le manche et quelle corde jouer. L&rsquo;autre instrument, la lyre da braccio a été inventé au XVe siècle en Italie. Elle est devenue populaire à la cour de France depuis son importation d&rsquo;Italie par les Médicis. À la cour d&rsquo;Henry II, il y avait deux joueurs de lyre qui participaient à toutes les fêtes royales, que Pierre de Ronsard participait souvent à organiser.</p>



<p>Dans la préface du livres des Messages en 1560 par l’éditeur Le Roy et Ballard, Pierre de Ronsard s’adresse au roi Charles IX : «&nbsp;<em>Celuy, Sire, lequel, oyant un doux accord d’instruments ou la douceur de la voix naturelle, ne s’en réjouit point, ne s’en émeut point et de tête en pieds n’en tressaut point comme doucement ravi, et si ne sai comment dérobé hors de soi, c’est signe qu’il a l’ame tortue, vicieuse et dépravée… Celui n’est digne de voir la douce lumière du soleilqui ne fait honneur à la Musique comme partie de celle qui si harmonieusement, comme dit Platon, agite tout ce grand Univers…</em>&nbsp;»</p>



<p>Il est difficile de savoir exactement combien d’œuvres de Ronsard ont été mises en musique&nbsp;: rien que pour le XVIe siècle Geneviève Thibault et Louis Perceau, auteurs de la «&nbsp;<em>Bibliographie des poésies de P. de Ronsard mises en musique au XVI e siècle</em>&nbsp;» paru aux éditions E. Droz en 1941, en dénombrent plus de 350. Mais certains poèmes, tels que&nbsp;<em>Bonjour mon cœur</em>, <em>Bel aubépin verdissant</em>&nbsp;ou&nbsp;<em>Mignonne allons voir si la rose</em>, ont été utilisés par différents compositeurs, mais ils ne sont comptabilisés qu’une seule fois. Il est aussi à noter que le compositeur Antoine de Bertrand a mis en musique à lui seul 85 poèmes de P. de Ronsard publiés en 3 livres entre 1576 et 1578.&nbsp;C&rsquo;est aussi la première fois que le nom du poète est joint au nom du compositeur dans le titre des recueils : « <em>Premier livre d&rsquo;Odes de Ronsard</em> » de Pierre Cléreau, « <em>Chansons de Pierre de Ronsard</em> » de Nicolas de la Grotte, <em>« Sonnets de Pierre de Ronsard »</em> de Philippe de Monte, « <em>Chansons, Odes et Sonnets de Pierre de Ronsard »</em> de Jean de Castro.</p>



<p>À la Renaissance, ces œuvres sont des chansons polyphoniques composées quasiment exclusivement pour voix mixtes, la répartition la plus fréquente est à 4 voix mixtes [SATB], mais elles peuvent être aussi de 3 voix à 8 voix mixtes, alors réparties en double chœur. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une musique de solistes et non de chorales.</p>



<p>Si nous retrouvons facilement la trace et les titres des œuvres, par contre leur restitution en édition musicale moderne est plus délicate. Depuis le milieu du XVIIe siècle nous avons l&rsquo;habitude de retrouver les partitions de chœur sous forme de conducteur : chaque chanteur a sous les yeux les différentes parties de la polyphonie, de la voix la plus grave à la plus aiguë, présentée sous forme de système de portées attachées ensemble. Au XVI e siècle les partitions de chant polyphonique étaient présentées sous forme de « matériel » comme le pratique encore les musiciens d&rsquo;un quatuor à cordes ou d&rsquo;un orchestre par exemple : ils n&rsquo;ont pas sous les yeux le conducteur qui regroupe toutes les parties de tous les instruments, mais que leur partition. Au XVIe siècle les quatre parties de la polyphonie pouvaient soit être réparties dans quatre livres différents, (un livre pour le soprano, un livre pour l&rsquo;alto, un livre pour le ténor, un livre pour la basse), soit au mieux réunies dans un même ouvrage. Dans ce cas les quatre voix pouvaient être réparties en quatre chapitres différents, ou soit disposées en sens contraire dans un très grand livre à poser sur une table autour de laquelle se disposaient les quatre chanteurs. En effet, sur la page de droite et de gauche il y avait la partition des quatre musiciens, mais celles du bas des pages étaient « à l&rsquo;envers » par rapport à celles du haut de la page, afin que les chanteurs se faisant face autour de la table puissent avoir chacun sa partition dans son sens. Si jamais un chanteur était absent, sa partie était jouée par un instrument de la même tessiture. Pour faire une édition moderne des œuvres du XVIe siècle, il n&rsquo;y a pas de problème quand l&rsquo;édition originale est imprimé sur un seul et même livre, mais pour celles qui sont imprimées sur quatre livres différents il est impératif d&rsquo;avoir accès aux quatre livres, ce qui n&rsquo;est malheureusement pas toujours le cas. On peut savoir qu&rsquo;une pièce existe car nous avons retrouvé, par exemple, le recueil pour la voix de basse, mais sans avoir les autres recueils contenant les autres voix, la restitution de la partition en devient absolument impossible.</p>



<p>La poésie ronsardienne a aussi été chantée dans les rues grâce à la publication du <em> » Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de voix de ville, tirées de divers auteurs &amp; Poëtes François, tant anciens que modernes. Auxquelles a est</em>é<em> nouvellement adapté à la Musique de leur chant commun, a fin que chacun les puisse chanter en tout endroit qu&rsquo;il se trouvera, tant de voix que sur les instruments « </em> de Jehan Chardavoine en 1575. On y trouve, entre autres, <em>Mignonne allons voir si la rose</em>, donc à une voix pouvant éventuellement être accompagnée par un luth. C&rsquo;est une mélodie simple qui se mémorise facilement, cette publication a participé à rendre la poésie de Ronsard populaire : Des mélodies simples et agréables pour des poèmes difficiles de Ronsard, prince des poètes et poète des princes.</p>



<p>Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la poésie Ronsard était passée de mode, jugée trop précieuse, et de ce fait a été délaissée par les compositeurs. Son œuvre est redécouverte à la fin du XIXe siècle, mais surtout au XXe siècle, où de nombreux compositeurs mettent à nouveau ses vers en musique et signent des mélodies pour voix et piano, formation musicale particulièrement prisée depuis le XIXe siècle. En France le chœur polyphonique de chambre était tombé en désuétude, certainement suite à la Révolution, qui a aussi décapité toutes chorales liturgiques, et mis à mal le clergé qui assuraient la formation des jeunes chanteurs. Alors qu&rsquo;à la même époque, en Allemagne, les compositeurs romantiques ont dédié des pages sublimes aux chœurs de chambre et chorales diverses.&nbsp;Heureusement, quelques compositeurs à partir du XXe siècle rendent hommage à leurs illustres prédécesseurs du XVIe siècle en écrivant pour chœur et fait nouveau, pour chœur de femmes. La formation pour chœur de femmes est quasiment totalement absente au XVIe siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une proposition de liste</h2>



<p>Cette liste non exhaustive de pièces composées sur des poèmes ou textes de Pierre de Ronsard est destinée aux curieux, aux personnes désireuses de se procurer la partition de la pièce ou pourquoi pas de monter un programme autour de Ronsard. L’édition moderne quand elle est connue est précisée, ainsi que la formation vocale.  Elles sont classées par siècle et par ordre alphabétique des compositeurs. Cette liste pourra éventuellement s&rsquo;enrichir dans le temps.</p>



<p>Pour les œuvres du XVIe siècle le nom du recueil, de l’éditeur et la date de la première parution est mentionnée quand elle a pu être informée, mais l’édition actuelle et/ou le site à consulter sont toujours indiqués. Pour les œuvres postérieures, les dates d’édition ne sont mentionnées que si elles étaient spécifiées, par contre le nom de l’éditeur est toujours indiqué. &nbsp;Pour certaines œuvres le lien au site CPDL&nbsp;(Choral Public Domain Library) ou celui du site IMSLP (International Music Score Library Project ) sont indiqués.</p>



<p>Pour les chœurs, la formation vocale est indiquée entre crochets avec le code international : S pour Soprano, A pour alto, T pour ténor, B pour basse, Mez pour mezzo et Bar pour baryton. Quand il s’agit d’un double chœur un tiret sépare les deux chœurs par exemple [SATB-SATB] pour un double chœur sopranos, altos ténors et basses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au XVIe siècle&nbsp;</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Jacob ARCADELT&nbsp;:&nbsp;<em>Mais de quoy sert le désirer</em>&nbsp;[SATB] (Première édition &#8211; 1559) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; Lyon 1982).</li>



<li>Antoine de BERTRAND&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans le serein de sa jumelle flamme</a></em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>premier livre des amours de P. de Ronsard&nbsp;mis en musique à IIII parties</em>&nbsp;<em>N°3</em>&nbsp;(Édition Le Roy &amp; Ballard &#8211; 1578) (Éditions À Cœur Joie). CPDL<a href="applewebdata://0A143291-FB8B-4111-BA87-DDB7C5D713B4#_ftn1"><sup>[1]</sup></a></li>



<li>Antoine de BERTRAND&nbsp;:&nbsp;<em>Je suis un demi-dieu</em>&nbsp;[SATB] (Première édition &#8211; 1578). Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; Lyon 1982).</li>



<li>Fabrice Marin CAIETIN&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Air pour chanter tous sonnets</a></em>&nbsp;[SATB]<em>&nbsp;</em>Dans<em>&nbsp;Supplément musical aux amours 1552</em>. </li>



<li>Fabrice Marin CAIETIN&nbsp;:<a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;<em>Reste du sonnet</em></a>&nbsp;[SATB]<em>&nbsp;</em>Dans<em>&nbsp;Supplément musical aux amours 1552</em>. </li>



<li>Jean de CASTRO&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Comme la tourterelle</a></em>&nbsp;[SAT] dans&nbsp;<em>Livre de chansons a 3</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1575). CPDL</li>



<li>Jean de CASTRO&nbsp;:&nbsp;<em>Mignonne levez-vous, vous estes paresseuse</em>&nbsp;[SATTB] (Première édition &#8211; 1576) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; 1982).</li>



<li>Jean de CASTRO&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Bonjour_mon_coeur_(Jean_de_Castro)"><em>Bonjour mon cœur</em>&nbsp;</a>&nbsp;[SST] (Première édition &#8211; 1569) CPDL.&nbsp;</li>



<li>Pierre CERTON&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bien qu’à grand tort il te plaist d’allumer</a></em>&nbsp;[SATB] (Première édition &#8211; 1552) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; 1982).Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.</li>



<li>Pierre CERTON&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Si_ie_trespasse_(Simon_Leurart)"><em>J’espère et crains&nbsp;</em>&nbsp;</a>[SATB] Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.&nbsp;</li>



<li>Jehan CHARDAVOINE : <a href="https://imslp.org/wiki/Las_je_n'eusse_jamais_pensé_(Chardavoine%2C_Jehan)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Las je n&rsquo;eusse jamais pensé</em> </a>[une voix] IMSLP</li>



<li>Jehan CHARDAVOINE&nbsp;:&nbsp;<em>Mignonne allons voir si la rose</em>&nbsp;[Une voix et piano, originellement une voix et luth?] (Première édition probable &#8211; 1555) dans&nbsp;<em>Le livre d’or de la chanson française de Ronsard à Brassens Tome 1</em>&nbsp;(Éditions ouvrières &#8211; 1971)&nbsp;</li>



<li>Jehan CHARDAVOINE : <em><a href="https://imslp.org/wiki/Category:Chardavoine,_Jehan">Ma petite colombelle</a></em> [une voix] IMSLP</li>



<li>Jehan CHARDAVOINE : <em><a href="https://imslp.org/wiki/Le_petit_enfant_amour_(Chardavoine%2C_Jehan)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le petit enfant amour</a></em> [une voix] IMSLP</li>



<li>Jehan CHARDAVOINE : <em><a href="https://imslp.org/wiki/Quand_ce_beau_printemps_je_voy_(Chardavoine%2C_Jehan)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand ce beau printemps je voy</a></em> [une voix] IMSLP</li>



<li>Jehan CHARDAVOINE : <a href="https://imslp.org/wiki/Quand_j'estois_libre_(Chardavoine%2C_Jehan)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand <font color="#373737"><span style="caret-color: rgb(55, 55, 55);"><i>j&rsquo;estois</i></span></font><em> libre</em></a> [une voix] IMSLP</li>



<li>Pierre CLEREAU : <a href="https://imslp.org/wiki/Comment_au_départir_(Clereau%2C_Pierre)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Comment au départir</a> [SATB] (1559) IMSLP</li>



<li>Pierre CLEREAU : <a href="https://imslp.org/wiki/Comme_un_qui_prend_(Clereau%2C_Pierre)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Comme un qui prend</a> [SST] (1559) IMSLP</li>



<li>Guillaume COSTELEY :<a href="https://imslp.org/wiki/La_fleur_des_musiciens_de_P._de_Ronsard_(Expert,_Henry)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> D&rsquo;un gosier mache-laurier </a> [SATB]  IMSLP</li>



<li>Guillaume COSTELEY&nbsp;:&nbsp;<em>Je veux aimer ardentement&nbsp;&nbsp;</em>[SATB] (Éditions À Cœur Joie &#8211; )&nbsp;&nbsp;</li>



<li>Guillaume COSTELEY&nbsp;:&nbsp;<em>Las&nbsp;! Je n’eusse jamais pensé</em>&nbsp;[SATB] (Édition Le Roy &amp; Ballard &#8211; 1570) (Éditions À Cœur Joie)&nbsp;</li>



<li>Guillaume COSTELEY&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/La_terre_les_eaux_va_buvant_(Guillaume_Costeley)"><em>La terre les eaux va buvant</em>&nbsp;[SATB]&nbsp;</a>&nbsp;dans&nbsp;<em>Musique de Guillaume Costeley</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1570). CPDL.</li>



<li>Guillaume COSTELEY&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mignonne, allons voir</a></em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>Dixneufieme livre de chansons</em>&nbsp;(édition Le Roy &amp; Ballard &#8211; 1567)&nbsp;(Éditions À Cœur Joie).&nbsp; CPDL.</li>



<li>Guillaume COSTELEY : <a href="https://imslp.org/wiki/Tel_qhttps://imslp.org/wiki/La_fleur_des_musiciens_de_P._de_Ronsard_(Expert,_Henry)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vénus est par cent mille noms</a>  [SATB]  IMSLP</li>



<li>Claude GOUDIMEL&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Bonjour mon cœur</em>&nbsp;</a>[SATB]  CPDL. </li>



<li>Claude GOUDIMEL&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Si_ie_trespasse_(Simon_Leurart)"><em>En qui respandit le ciel&nbsp;</em>&nbsp;</a>[STTB] Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.</li>



<li>Claude GOUDIMEL&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Si_ie_trespasse_(Simon_Leurart)"><em>Errant par les champs de la grace&nbsp;</em>&nbsp;</a>[SATB] Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.&nbsp;</li>



<li>Claude GOUDIMEL&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Il me semble que la journée</a>&nbsp;</em>[SATB] (Première édition 1550)&nbsp;CPDL</li>



<li>Claude GOUDIMEL&nbsp;:&nbsp;<a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Quand j’apperçoy ton beau chef jaunissant</em>&nbsp;</a>(1552) [SATB].&nbsp;&nbsp;(<em>Les amours de P. de Ronsard Vandomoys</em>(Première édition &#8211; 1552)&nbsp;Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; 1982).&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CPDL</a> Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.&nbsp;</li>



<li>Claude GOUDIMEL&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Si_ie_trespasse_(Simon_Leurart)"><em>Qui renforcera ma voix&nbsp;</em>&nbsp;</a>[SATB] Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.</li>



<li>Clément JANEQUIN&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Bel aubépin verdissant</em>&nbsp;</a>[SATB]&nbsp;dans&nbsp;<em>huitièsme livre de chansons</em>&nbsp;(Éditions Le Roy &amp; Ballard -1557)&nbsp;Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; Lyon 1982)&nbsp;; CPDL</li>



<li>Clément JANEQUIN&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature ornant</a></em>&nbsp;[STTB]&nbsp;Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.&nbsp;</li>



<li>Clément JANEQUIN&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Petite_nymphe_folastre_(Cl%C3%A9ment_Janequin)"><em>Petite nymphe folastre</em>&nbsp;[SATB]</a>&nbsp;&nbsp;dans&nbsp;<em>Les amours de P. de Ronsard Vandomoys</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1552). Sur le site CPDL&nbsp;; dans<em>&nbsp;Supplément musical aux amours 1552</em>.</li>



<li>Clément JANEQUIN&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf">Qui vouldra</a></em>&nbsp;[STTB]&nbsp;Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours 1552</em>.&nbsp;</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE&nbsp;:&nbsp;<em>Douce maistresse touche</em>&nbsp;[SATB] (Première édition 1580) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; 1982).</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE :<a href="https://imslp.org/wiki/Demandes-tu%2C_douce_ennemie_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Demandes-tu, douce Ennemie</a> [SATB] IMSLP</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE  :<a href="https://imslp.org/wiki/Demandes-tu%2C_douce_ennemie_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://imslp.org/wiki/Douce_maitresse%2C_touche_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Douce maitresse, touche </a> [SATB]  IMSLP</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE  :<a href="https://imslp.org/wiki/Demandes-tu%2C_douce_ennemie_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://imslp.org/wiki/Je_suis_amour%2C_le_grand_maistre_des_Dieux_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je suis amour, le grand maistre des Dieux </a> [SATB]  IMSLP</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE  :<a href="https://imslp.org/wiki/Ma_maitresse_est_toute_angelette_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Ma maitresse est toute angelette</a><a href="https://imslp.org/wiki/Je_suis_amour%2C_le_grand_maistre_des_Dieux_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a> [SATB]  IMSLP</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE  :<a href="https://imslp.org/wiki/Ma_maitresse_est_toute_angelette_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://imslp.org/wiki/Quand_ce_beau_printems_je_voy_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand ce beau printemps je voy </a> [SATB]  IMSLP</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE  :<a href="https://imslp.org/wiki/Ma_maitresse_est_toute_angelette_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://imslp.org/wiki/Quand_je_te_veux_raconter_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand je veux te raconter </a> [SATB]  IMSLP</li>



<li>Nicolas de LA GROTTE  : <a href="https://imslp.org/wiki/Tel_qu'un_petit_Aigle_sort_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tel qu&rsquo;un petit aigle sort</a><a href="https://imslp.org/wiki/Quand_je_te_veux_raconter_(La_Grotte%2C_Nicolas_de)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a> [SATB]  IMSLP</li>



<li>Roland de LASSUS (ou Orlando di LASSO)&nbsp;:<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;<em>Bonjour mon cœur</em>&nbsp;</a>[SATB] dans&nbsp;<em>Les Meslanges d’Orlando de lassus, contenantz plusieurs chansons a IIII, V,VIII, X parties tant en vers latins qu’en ryme francoise,</em>&nbsp;Paris (Éditions Le Roy &amp; Ballard &#8211; Paris 1576 ) (Éditions À Cœur Joie). CPDL&nbsp;</li>



<li>Roland de LASSUS&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je ne veux que chanter</a></em>&nbsp;[SAATB] dans&nbsp;<em>Premier livre de chansons a 4 et 5 parties&nbsp;</em>(Première édition &#8211; 1564) CPDL&nbsp;</li>



<li>Roland de LASSUS&nbsp;:<em>&nbsp;</em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/La_terre_les_eaux_va_buvant_(Orlando_di_Lasso)"><em>La terre les eaux va buvant&nbsp;</em></a>[SAATB] Dans&nbsp;<em>Quatriesme livre de chansons a 4 et 5 parties</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1564).  CPDL.</li>



<li>Roland de LASSUS&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/O_doux_parler_(Orlando_di_Lasso)"><em>O doux parler</em>&nbsp;[SATB-SATB]&nbsp;</a>&nbsp;dans&nbsp;<em>Livre de chansons nouvelles avec 2 dialogues</em>&nbsp;(1571).CPDL</li>



<li>Roland de LASSUS&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que dis-tu, que fais-tu, pensive tourterelle&nbsp;?</a></em>&nbsp;[SATB-SATB] (première édition Dans&nbsp;<em>Les meslanges… contenantz plusieurs chansons tant en vers latin qu’en ryme francoyses&nbsp;</em>1576) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; Lyon 1982). CPDL </li>



<li>Roland de LASSUS&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Rends-moi_mon_coeur_(Orlando_di_Lasso)"><em>Rends-moi mon cœur</em>&nbsp;[SATTB]&nbsp;</a>&nbsp;dans&nbsp;<em>Douzièsme livre de chansons</em>&nbsp;(Éditions Le Roy &amp; Ballard -1561) sur le site CPDL&nbsp;</li>



<li>Claude LE JEUNE&nbsp;:&nbsp;<em>O rose reine des fleurs&nbsp;</em>&nbsp;[SSATB] dans&nbsp;<em>Der Schulchor band 5</em>&nbsp;(Éditions Schott)</li>



<li>Claude LE JEUNE&nbsp;:&nbsp;<em>Rossignol mon mignon</em>&nbsp;[SATTB] (première édition1572) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; 1982).</li>



<li>Simon LEURAT&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Si_ie_trespasse_(Simon_Leurart)"><em>Si je trespasse</em>&nbsp;</a>[SSA] Dans&nbsp;<em>Recueil des fleurs tiers livre</em>&nbsp;N°14 (Éditions Pierre Phalèse &#8211; 1569) CPDL </li>



<li>Rinaldo Del MEL&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Mignonne, allons voir</em>&nbsp;</a>[SATTB] (Première édition &#8211; 1597)  CPDL </li>



<li>Philippe DE MONTE&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bonjour mon cœur</a></em>&nbsp;[SAATTB] dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1575) CPDL </li>



<li>Philippe de MONTE :&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Comme la tourterelle</em>&nbsp;</a>[SSAAT] dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1575) CPDL</li>



<li>Philippe de MONTE :&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Corydon</a></em>&nbsp;[SSAATTB] dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1575)  CPDL </li>



<li>Philippe de MONTE :&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dites, maitresse</em>&nbsp;</a>[SSATB] dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard N°5&nbsp;</em>(Première édition &#8211; 1575)<em>&nbsp;</em>CPDL</li>



<li>Philippe de MONTE&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Le_premier_jour_du_mois_de_May_(Philippe_de_Monte)"><em>Le premier jour du mois de May</em>&nbsp;[SSATB]&nbsp;</a>&nbsp;dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard</em>&nbsp;N°5 (Première édition &#8211; 1575) CPDL&nbsp;</li>



<li>Philippe de MONTE :&nbsp;<em><a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Pierre_de_Ronsard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mars et Marte</a></em>&nbsp;[SAATB] dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard N°5</em>&nbsp;(Première édition &#8211; 1575) CPDL </li>



<li>Philippe de MONTE&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Quand_de_ta_l%C3%A8vre_(Philippe_de_Monte)"><em>Quand de ta lèvre</em>&nbsp;[SAAT]&nbsp;</a>&nbsp;dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard</em>&nbsp;&nbsp;N°5 (Première édition &#8211; 1575) CPDL</li>



<li>Philippe de MONTE&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Que_me_servent_mes_vers_(Philippe_de_Monte)"><em>Que me servent mes vers</em>&nbsp;[SATTB]&nbsp;</a>&nbsp;dans&nbsp;<em>Sonetz de Ronsard N°1&nbsp;</em>(Première édition &#8211; 1575)&nbsp; CPDL&nbsp;</li>



<li>Philippe De MONTE&nbsp;:&nbsp;<em>Tout me desplaist mais rien ne m’est si grief</em>&nbsp;[SAATB] (Première édition &#8211; 1575) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; 1982).</li>



<li>Marc Antoine de MURET&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://virga.org/ronsardSupplement/ronsardSupplement.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Las je me plains</a></em>&nbsp;[STTB]&nbsp;Dans&nbsp;<em>Supplément musical aux amours -1552</em>. </li>



<li>Marc Antoine de MURET&nbsp;:&nbsp;<em>Ma petite colombelle</em>&nbsp;[SATB] (Première édition 1552) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; Lyon 1982).</li>



<li>Adrien LE ROY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je suis Amour</a></em>  Dans<em> Livre d&rsquo;airs de cour miz sur le luth</em> (Éditions l&rsquo;auteur et Robert Ballard 1571) IMSLP</li>



<li>Adrien LE ROY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mais voyez mon cher esmoy</a></em>  Dans<em> Livre d&rsquo;airs de cour miz sur le luth</em> (Éditions l&rsquo;auteur et Robert Ballard 1571) IMSLP</li>



<li>Adrien LE ROY : <a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><i>Mon cœur me chère</i></a><em><a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> vie</a></em><a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><i> </i></a>  Dans<em> Livre d&rsquo;airs de cour miz sur le luth</em> (Éditions l&rsquo;auteur et Robert Ballard 1571) IMSLP</li>



<li>Adrien LE ROY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand ce beau printemps je voy</a></em>  Dans<em> Livre d&rsquo;airs de cour miz sur le luth</em> (Éditions l&rsquo;auteur et Robert Ballard 1571) IMSLP</li>



<li>Adrien LE ROY : <a style="font-style: italic;" href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand </a><font color="#373737"><span style="caret-color: rgb(55, 55, 55);"><i>j&rsquo;esto</i></span></font><em><a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ys</a></em><em><a href="https://imslp.org/wiki/Livre_d'airs_de_cour_miz_sur_le_luth_(Le_Roy%2C_Adrien)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> libre</a></em>  Dans<em> Livre d&rsquo;airs de cour miz sur le luth</em> (Éditions l&rsquo;auteur et Robert Ballard 1571) IMSLP</li>



<li>François REGNARD&nbsp;:&nbsp;<em>Je suis plus aise</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>François Regnard</em>&nbsp;<em>Chansons à 4 voix</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>François REGNARD&nbsp;:&nbsp;<em>Las je me plains</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>François Regnard</em>&nbsp;<em>Chansons à 4 voix</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>François REGNARD&nbsp;:&nbsp;<em>Le ciel ne veut</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>François Regnard</em>&nbsp;<em>Chansons à 4 voix</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Franz REGNART&nbsp;:&nbsp;<em>Petite nymphe folâtre</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>Der Schulchor band 5</em>&nbsp;(Éditions Schott)</li>



<li>François REGNARD&nbsp;:&nbsp;<em>Pleut-il à Dieu</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>François Regnard</em>&nbsp;<em>Chansons à 4 voix</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>François REGNARD&nbsp;:&nbsp;<em>Pour voir ensemble</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>François Regnard</em>&nbsp;<em>Chansons à 4 voix</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>François REGNARD&nbsp;:&nbsp;<em>Si je trépasse</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>François Regnard</em>&nbsp;<em>Chansons à 4 voix</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>François ROUSSEL&nbsp;:&nbsp;<em>Je ne veux plus que chanter tristesse</em>&nbsp;[SATB] (Première édition &#8211; 1559) Dans la collection&nbsp;:&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;<em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie &#8211; 1982).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Au XIXe siècle</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Georges BIZET : <em><a href="https://imslp.org/wiki/Sonnet_(Bizet,_Georges)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sonnet</a></em> [Une voix et piano] (Éditions Heugel). IMSLP</li>



<li>Charles GOUNOD&nbsp;:&nbsp;<em>Heureux sera le jour</em>&nbsp;[Une voix haute et piano] dans 11 mélodies Voix haute (Éditions Henry Lemoine)</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>À Cassandre</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>À Corydon</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Adieu</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Adieu à la jeunesse</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>À Hélène</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>À Marguerite</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>À Marie</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amour, amour, que ma maitresse est belle</a></em> [Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amour me tue</a></em> [Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>À Nicolas</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aubade</a></em> [Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Bonjour</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Chanson</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Chanson, voici le jour</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Chère vesper, lumière dorée</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dieu vous garde, messagers fidèles</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Du grand turc je n&rsquo;ai souci</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Fais rafraichir le vin</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je compare à ta jeune beauté</a></em> [Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Je meurs, hélas</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Je ne saurais aimer autre que vous</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>L&rsquo;attrait de tes beaux yeux</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le bouquet</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le doux sommeil</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le poète à son livre</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le rossignol</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Lorsque bacchus entre chez moi</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Page, suis moi</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Pour boire dessus l&rsquo;herbe tendre</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">¨Prends cette rose</a></em> [Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Quand je pense à ce jour</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Quand vous serez bien vieille</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que dites vous, que faites vous, mignonne</a></em> [Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Que vous ai-je fait?</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Regretz</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Rossignol, mon mignon</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Verse sans fin</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Versons ces roses en ce vin</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <em><a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Voici le bois</a></em> [Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Théodore GOUVY : <a href="https://imslp.org/wiki/40_Poésies_de_Ronsard_(Gouvy%2C_Louis_Théodore)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Vous m&#8217;emprisez, nature</em> </a>[Une voix haute et piano] dans 40 poésies de Ronsard mises en musique pour une voix avec accompagnement de piano (Éditions Simon Richault) IMSLP</li>



<li>Camille SAINT-SAËNS&nbsp;:&nbsp;<em>À saint Blaise</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>5 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Camille SAINT-SAËNS&nbsp;:&nbsp;<em>Grasselette et maigrelete</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>5 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Camille SAINT-SAËNS&nbsp;:&nbsp;<em>L’amant malheureux</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>5 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Camille SAINT-SAËNS&nbsp;:&nbsp;<em>L’amour blessé</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>5 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Camille SAINT-SAËNS&nbsp;:&nbsp;<em>L’amour oyseau</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>5 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Camille SAINT-SAËNS&nbsp;:&nbsp;<em>L’amant malheureux</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>5 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Julien TIERSOT&nbsp;:&nbsp;<em>Ode de Ronsard Mignonne allons voir si la rose du XVIe</em>&nbsp;siècle dans&nbsp;<em>Chants de la vieille France 20 mélodies et chansons du 13 au 18eme siècles transcrites et harmonisées par Julien Tiersot</em>&nbsp;(Éditions Heugel)</li>



<li>Pauline VIARDOT : <a href="https://imslp.org/wiki/Bonjour_mon_cœur!%2C_VWV_1072_(Viardot%2C_Pauline)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Bonjour mon cœur</em> </a>[Une voix et piano] Edition Enoch &amp; Cie. IMSLP</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Au XX &amp; XXI e siècles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>René ALIX&nbsp;:&nbsp;<em>Mignonne levez-vous</em>&nbsp;[SSAA] (Éditions Billaudot)</li>



<li>Jacques BARATHON&nbsp;:&nbsp;<em>Fay refraischir mon vin</em>&nbsp;[SMATBarB] dans&nbsp;<em>Trois poèmes de la Renaissance</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie &#8211; 2023)&nbsp;&nbsp;</li>



<li>Yvon BOURREL :&nbsp;&nbsp;<em>À son page…&nbsp;</em>[SATB] dans&nbsp;<em>3 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie -1980)&nbsp;&nbsp;</li>



<li>Yvon BOURREL :&nbsp;&nbsp;<em>Comme on voit…&nbsp;&nbsp;</em>[SATB] dans&nbsp;<em>3 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie -1980)&nbsp;&nbsp;</li>



<li>Yvon BOURREL :&nbsp;&nbsp;<em>Marie levez-vous&nbsp;</em>[SATB] dans&nbsp;<em>3 poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie -1980)&nbsp;&nbsp;</li>



<li>Henry BUSSER&nbsp;:&nbsp;<em>Amour de Marie</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>Quatuor vocaux Op. 114</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Henry BUSSER&nbsp;:&nbsp;<em>Douce maîtresse</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>Quatuor vocaux Op. 114</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Henry BUSSER&nbsp;:&nbsp;<em>Fleur Angevine</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>Quatuor vocaux Op. 114</em>&nbsp;(Éditions Durand)</li>



<li>Roger CALMEL&nbsp;:&nbsp;<em>Avant le temps</em>&nbsp;[SSA] (Éditions À Cœur Joie &#8211; 1998)</li>



<li>André CAPLET&nbsp;:&nbsp;<em>Doux fut le trait</em>&nbsp;[Soprano et harpe] dans&nbsp;<em>Deux Sonnets</em>&nbsp;(Éditions Durand – 1924)</li>



<li>Roger CALMEL&nbsp;:&nbsp;<em>Bel Aubépin</em>&nbsp;[SSA] (Éditions À Cœur Joie &#8211; 1998)</li>



<li>Roger CALMEL&nbsp;:&nbsp;<em>Ciel&nbsp;</em>(1998) [SSA] (Éditions À Cœur Joie &#8211; 1998)</li>



<li>Roger CALMEL&nbsp;:&nbsp;<em>Quand vous serez bien vieille</em>&nbsp;[SSA] (Éditions À Cœur Joie &#8211; 1998)</li>



<li>Nicolas CHEVEREAU : <a href="https://www.nicolaschevereau.com/oeuvres/musique-vocale/quatre-poèmes-de-ronsard/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciel, air et vents</a> [ Bar et piano] dans Quatre poèmes de Ronsard (éditions Delatour-2014)</li>



<li>Nicolas CHEVEREAU : <a href="https://www.nicolaschevereau.com/oeuvres/musique-vocale/quatre-poèmes-de-ronsard/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Comme on voit sur la branche au mois de mai</a> [Bar et piano] dans Quatre poèmes de Ronsard (éditions Delatour-2014)</li>



<li>Nicolas CHEVEREAU : <a href="http://Nicolas CHEVEREAU : Ciel, air et vents [ baryton et piano] dans Quatre poèmes de Ronsard (éditions Delatour-2014)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le printemps n&rsquo;a point tant de fleurs</a> [Bar et piano] dans Quatre poèmes de Ronsard (éditions Delatour-2014)</li>



<li>Nicolas CHEVEREAU : <a href="https://www.nicolaschevereau.com/oeuvres/musique-vocale/quatre-poèmes-de-ronsard/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pourtant si j&rsquo;ay le chef plus blanc</a> [ Bar et piano] dans Quatre poèmes de Ronsard (éditions Delatour-2014)</li>



<li>Edgar COSMA&nbsp;:&nbsp;<em>Quand vous serez bien vieille</em>&nbsp;[SATB et piano] Dans&nbsp;<em>Les amours des poètes</em>&nbsp;&nbsp;(Éditions À Cœur Joie)&nbsp;&nbsp;</li>



<li>L. CORTESE&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<em>Baiser, fils de deux lèvres closes</em>&nbsp;[Une voix et piano] Dans&nbsp;<em>Quatre Odes de Ronsard</em>&nbsp;op. 25 et 37 (Éditions Zerboni)</li>



<li>L. CORTESE&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<em>Hé, mon dieu, que je te</em>&nbsp;<em>hay,</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Quatre Odes de Ronsard</em>&nbsp;op. 25 et 37 (Éditions Zerboni)</li>



<li>L. CORTESE&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<em>Le petit enfant amour</em>, [Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Quatre Odes de Ronsard</em>&nbsp;op. 25 et 37 (Éditions Zerboni)</li>



<li>L. CORTESE&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>Ma douce jouvance est passée</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Quatre Odes de Ronsard</em>&nbsp;op. 25 et 37 (Éditions Zerboni)</li>



<li>Henry DUTILLEUX&nbsp;:&nbsp;<em>Vers de Ronsard</em>&nbsp;[Une voix grave et piano] dans&nbsp;<em>3 mélodies inédites, mélodies posthumes en clé de fa éditées par François Leroux 1941</em>&nbsp;(Éditions Leduc)</li>



<li>Maurice EMMANUEL&nbsp;:&nbsp;<em>À la rose</em>&nbsp;[Une voix moyenne, flûte et piano] dans&nbsp;<em>3 Odelettes Anacréontiques</em>&nbsp;(Éditions Durand &#8211; 1914)</li>



<li>Jacques FILLEUL&nbsp;:&nbsp;<em>Ode à Cassandre Mignonne allons voir si la Rose…</em>&nbsp;[Un chœur à l’unisson, piano et quatuor à cordes] Dans&nbsp;<em>Petites cantates sur grands poèmes</em>&nbsp;de 14 œuvres poétiques mises en musique (Éditions À Cœur Joie &#8211; 1992)</li>



<li>Monique GABUS&nbsp;:&nbsp;<em>À la fontaine d’Hélène</em>&nbsp;[Une voix moyenne et piano] (Éditions Lemoine)</li>



<li>Jean GAUFFRIAU&nbsp;:&nbsp;<em>Bel aubépin fleurissant</em>&nbsp;[SSA] dans&nbsp;<em>Arc en ciel</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie)</li>



<li>Arthur HONEGGER&nbsp;:&nbsp;<em>Chanson de Ronsard</em>&nbsp;[Une voix grave et piano] dans&nbsp;<em>Intégrale des mélodies et chansons</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>André JOLIVET&nbsp;:&nbsp;<em>Sonnet de Ronsard&nbsp;: si mille œillets</em>&nbsp;[SSA] (Éditions Billaudot &#8211; 1994)&nbsp;</li>



<li>Julien JOUBERT&nbsp;:&nbsp;<em>Au seul nom de Ronsard.&nbsp;&nbsp;</em>Spectacle<em>&nbsp;</em>avec des poèmes de Ronsard.<em>&nbsp;</em>Deux versions sont disponibles [voix égales et piano] et&nbsp;&nbsp;[voix mixtes et piano] (Éditions la musique de Léonie)</li>



<li>Jean Marc LAUREAU&nbsp;:&nbsp;<em>A l’alouette</em>&nbsp;[SSA] dans&nbsp;<em>Cinq pièces à trois voix égales</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie)</li>



<li>André LAVAGNE&nbsp;:&nbsp;<em>Bel aubépin fleurissant</em>&nbsp;dans&nbsp;<em>Trois mélodies sur des poèmes de Ronsard</em>&nbsp;&nbsp;[Une voix et piano] (Éditions Billaudot)</li>



<li>André LAVAGNE&nbsp;:&nbsp;<em>Brune vesper</em>&nbsp;dans&nbsp;<em>Trois mélodies sur des poèmes de Ronsard</em>&nbsp;&nbsp;[Une voix et piano] (Éditions Billaudot)</li>



<li>André LAVAGNE&nbsp;:&nbsp;<em>Comme on voit sur la branche</em>&nbsp;dans&nbsp;<em>Trois mélodies sur des poèmes de Ronsard</em>&nbsp;&nbsp;[Une voix et piano] (Éditions Billaudot)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Ah Bel accueil</em>&nbsp;[Bar/Mez et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 2</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>A Cupidon&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 3</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>A sa maîtresse</em>&nbsp;[Bar/Mez et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 2</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;<em>: À son page</em>&nbsp;[Une voix moyenne ou grave et piano] dans&nbsp;<em>Mélodies françaises du XXe siècle</em>&nbsp;(Éditions Durand) dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 2</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;Bel <em>Aubépin&nbsp;</em>[S ou T et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 1</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Ciel air et vents&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 4</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Épipalinodie</em>&nbsp;[Bar / Mez et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 2</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Genièvre hérissé&nbsp;</em>[S ou T et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 1</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Invocations&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 4</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Je fuis les pas frayés&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 3</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Je me lamente</em>&nbsp;[Une voix moyenne ou grave et piano] dans&nbsp;<em>Mélodies françaises du XXe siècle</em>&nbsp;(Éditions Durand) et &nbsp;[S ou T et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 1</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Je vous envoie</em>&nbsp;[S ou T et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 1</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>À la fontaine bellerie&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 5&nbsp;</em>(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>La fontaine d’Hélène&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 3</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Le tombeau de Ronsard&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 8</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>L’insouciant&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 6</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Nous ne tenons&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 7</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Ode anacréontique&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 3</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Ronsard</em>&nbsp;[S ou T et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 1</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Sérénade d’un barbon&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 6</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Si 1000 œillets</em>&nbsp;[S ou T et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 1</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Sonnet pour Hélène&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 6</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Jacques LEGUERNEY&nbsp;:&nbsp;<em>Un voile obscur&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de la Pléïades volume 4</em>&nbsp;(Éditions Eschig)</li>



<li>Franck MARTIN&nbsp;:&nbsp;<em>Avant le temps tes tempes fleuriront</em>&nbsp;[Mez, flûte, alto et violoncelle] dans&nbsp;<em>Quatre sonnets à Cassandre&nbsp;</em>(Éditions Hug)</li>



<li>Franck MARTIN&nbsp;:&nbsp;<em>Dédicace de Pierre de Ronsard 1945</em>&nbsp;[T et piano] Concerto vocal (Éditions Bärenreiter &#8211; 1978)</li>



<li>Franck MARTIN&nbsp;:&nbsp;<em>Nature ornant la dame qui devait</em>&nbsp;[Mez, flûte, alto et violoncelle] dans&nbsp;<em>Quatre sonnets à Cassandre&nbsp;</em>(Éditions Hug)</li>



<li>Franck MARTIN&nbsp;:&nbsp;<em>Quand je te vois seule assise</em>&nbsp;[Mez, flûte, alto et violoncelle] dans&nbsp;<em>Quatre sonnets à Cassandre&nbsp;</em>(Éditions Hug)</li>



<li>Franck MARTIN&nbsp;:&nbsp;<em>Qui voudra voir comme un dieu me</em>&nbsp;surmonte [Mez, flûte, alto et violoncelle] dans&nbsp;<em>Quatre sonnets à Cassandre&nbsp;</em>(Éditions Hug)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>A Cupidon</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Chansons de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Boosey &amp; Hawkes)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>A une fontaine</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Chansons de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Boosey &amp; Hawkes)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>Dieu vous gard’&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Chansons de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Boosey &amp; Hawkes)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>La rose</em>&nbsp;[SATB et petit orchestre ou réduction piano] dans&nbsp;<em>Les Amours de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>L’aubépin</em>&nbsp;[SATB et petit orchestre ou réduction piano] dans&nbsp;<em>Les Amours de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:<em>&nbsp;La tourterelle</em>&nbsp;[SATB et petit orchestre ou réduction piano] dans&nbsp;<em>Les Amours de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>Le rossignol</em>&nbsp;[SATB et petit orchestre ou réduction piano] dans&nbsp;<em>Les Amours de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>Plusieurs de leurs corps dénués</em>&nbsp;[S et piano] dans&nbsp;<em>L’amour chante&nbsp;</em>(Éditions Théodore Presser)</li>



<li>Darius MILHAUD&nbsp;:&nbsp;<em>Tais-toi babillarde</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Chansons de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Boosey &amp; Hawkes)</li>



<li>Jean Louis PETIT&nbsp;:&nbsp;<em>Printemps, fils du soleil</em>&nbsp;[SA &amp; harpe] dans&nbsp;<em>Printemps</em>&nbsp;<em>14 poésies célébrant le printemps</em>&nbsp;(Éditions À Cœur Joie &#8211; 2018)</li>



<li>Francis POULENC&nbsp;:&nbsp;<em>À sa guitare&nbsp;</em>[Mez et piano] dans&nbsp;<em>12 chants&nbsp;</em>(Éditions Durand)</li>



<li>Francis POULENC&nbsp;:&nbsp;<em>A son page&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Heugel -1925)</li>



<li>Francis POULENC&nbsp;:&nbsp;<em>Attributs&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Heugel -1925)</li>



<li>Francis POULENC&nbsp;:&nbsp;<em>Ballet&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Heugel -1925)</li>



<li>Francis POULENC&nbsp;:&nbsp;<em>Je n’ai plus que les os&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Heugel -1925)</li>



<li>Francis POULENC&nbsp;:&nbsp;<em>Le Tombeau</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Heugel -1925)</li>



<li>Maurice RAVEL&nbsp;:&nbsp;<em>Ronsard à son Ame</em>&nbsp;[Une voix et piano] (Éditions Durand -1924)</li>



<li>Jean RIVIER&nbsp;:&nbsp;<em>Bel aubépin&nbsp;</em>[Une voix moyenne et piano]<em>&nbsp;</em>dans&nbsp;<em>3 poèmes de Ronsard et de Clément Marot</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jean RIVIER&nbsp;:&nbsp;<em>Rossignol, mon mignon</em>&nbsp;[Une voix moyenne et piano]<em>&nbsp;</em>dans&nbsp;<em>3 poèmes de Ronsard et de Clément Marot</em>&nbsp;(Éditions Salabert)</li>



<li>Jean RIVIER&nbsp;:&nbsp;<em>Terre, ouvre-moi ton sein&nbsp;</em>[Une voix et piano] Dans&nbsp;<em>2 poèmes de Ronsard et de du Bellay</em>&nbsp;(Éditions Billaudot)</li>



<li>Jean-Christophe ROSAZ : <a href="https://jeanchristopherosaz.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ores l&rsquo;effroi et ores l&rsquo;espérance</a> [SSA et harpe] chez le compositeur  (2024)</li>



<li>Manuel ROSENTHAL&nbsp;:&nbsp;<em>L’Arondelle</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Cinq Ronsardises</em>&nbsp;(Éditions Eschig &#8211; 1927)</li>



<li>Manuel ROSENTHAL&nbsp;:&nbsp;<em>Épitaphe de Thomas</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Cinq Ronsardises</em>&nbsp;(Éditions Eschig &#8211; 1927)</li>



<li>Manuel ROSENTHAL&nbsp;:&nbsp;<em>Epitathe de Jacques Mernable joueur de farces&nbsp;</em>[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Cinq Ronsardises</em>&nbsp;(Éditions Eschig &#8211; 1927)</li>



<li>Manuel ROSENTHAL&nbsp;:&nbsp;<em>Epitaphe pour luy-mesme</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Cinq Ronsardises</em>&nbsp;(Éditions Eschig &#8211; 1927)</li>



<li>Manuel ROSENTHAL&nbsp;:&nbsp;<em>Vœu d’un Pescheur aux Naïades</em>&nbsp;[Une voix et piano] dans&nbsp;<em>Cinq Ronsardises</em>&nbsp;(Éditions Eschig &#8211; 1927)</li>



<li>Albert ROUSSEL&nbsp;<em>:&nbsp;&nbsp;Ciel aer et vens</em>&nbsp;[Une voix et flûte] dans&nbsp;<em>Deux poèmes de Ronsard</em>&nbsp;op 26 (Éditions Durand &#8211; 1924)&nbsp;</li>



<li>Albert ROUSSEL&nbsp;<em>:&nbsp;&nbsp;Rossignol mon mignon&nbsp;</em>[Une voix et flûte] dans&nbsp;<em>Deux poèmes de Ronsard</em>&nbsp;op 26 (Éditions Durand &#8211; 1924)&nbsp;&nbsp;</li>



<li>Florent SCHMITT&nbsp;:&nbsp;<em>Le soir qu’amour&nbsp;</em>[Une voix piano] dans&nbsp;<em>quatre poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand &#8211; 1942)</li>



<li>Florent SCHMITT&nbsp;:&nbsp;<em>Pour vous de peine</em>&nbsp;[SATB] dans&nbsp;<em>À contre voix</em>&nbsp;(Éditions Durand &#8211; 1944)</li>



<li>Florent SCHMITT&nbsp;:&nbsp;<em>Privilèges&nbsp;</em>[Une voix piano] dans&nbsp;<em>quatre poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand &#8211; 1942)</li>



<li>Florent SCHMITT&nbsp;:&nbsp;<em>Ses deux yeux&nbsp;</em>[Une voix piano] dans&nbsp;<em>quatre poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand &#8211; 1942)</li>



<li>Florent SCHMITT&nbsp;:&nbsp;<em>Si mille œillets&nbsp;</em>[Une voix piano] dans&nbsp;<em>quatre poèmes de Ronsard</em>&nbsp;(Éditions Durand &#8211; 1942)</li>



<li>Mick SWITHINBANK&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.cpdl.org/wiki/index.php/Quand_vous_serez_bien_vieille_(Mick_Swithinbank)"><em>Quand vous serez bien vieille</em>&nbsp;[SATB]&nbsp;</a>&nbsp;(1988) CPDL&nbsp;</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Bibliographie et discographie sommaire</h2>



<h2 class="wp-block-heading" style="font-size:35px">Les livres</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Roger Blanchard : <em>Ronsard et les musiciens de son temps 12 chansons polyphoniques.</em>&nbsp;Dans La collection&nbsp;<em>Les poètes du chant choral</em>&nbsp;(Édition À Cœur Joie&nbsp;&#8211; Lyon 1982) œuvres réunies et commentées par l&rsquo;auteur. (Édition À Cœur Joie – Lyon 1982).</li>



<li>Jean-Eudes Girot et Alice Tacaille : <em>Que me servent les vers&nbsp;? La musique chez Ronsard&nbsp;</em>avec un supplément vocal de 22 chansons avec la collaboration de d’Anne Delafosse et Pierre Iselin (édition Garnier Paris).</li>



<li>Collarile Luigi/ Maira Daniele : <em>Ronsard et la mise en musique des Amours (1552-1553)</em> dans Musicologie N°4 Classiques (Éditions Garnier Paris – 2016)</li>



<li>Michel Simonin : <em>Pierre de Ronsard</em>&nbsp;  (Éditions Fayard – 1990)</li>



<li>Geneviève Thibault et Louis Perceau : <em>Bibliographie des poésies de P. de Ronsard mises en musique au XVI e siècle</em>&nbsp;(Éditions E. Droz – 1941)</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" style="font-size:35px">Les disques</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ensemble Clément Janequin :  <em>Chansons sur des poèmes de Ronsard</em>, Direction Dominique Visse  (Harmonia Mundi -2021)</li>



<li>Ensemble Doulce Mémoire :  <em>Ronsard et la musique Cueillez votre jeunesse</em>. Denis Raisin Dadre, Marc Mauillon, Anne Lebozec (2024) </li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Articles et émissions</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://oeuvresderonsard.wordpress.com/2019/12/28/ronsard-on-music/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Article en anglais qui cite l&rsquo;intégralité de la lettre à Charles X</a></li>



<li><a href="https://www.fabula.org/colloques/document3035.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Colloques</a></li>



<li><a href="https://books.openedition.org/purh/753?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Openedition : les métamorphoses du désir, étude des Amours de Ronsard</a></li>



<li><a href="https://www.canalacademies.com/emissions/pierre-de-ronsard-une-revolution-poetique/pierre-de-ronsard-et-la-musique-6-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Podcasts de l&rsquo;Institut de France : Pierre de Ronsard et la musique (6/6)</a></li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Programme détaillé du « Bestiaire »</title>
		<link>https://lesamisdeparalelles.fr/programme-detaille-du-bestiaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 10:54:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[Œuvres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesamisdeparalelles.fr/?p=1177</guid>

					<description><![CDATA[Programme 2023 regroupant des œuvres sur le thème des animaux du Moyen Âge à nos jours. Nous utilisons les abréviations internationales S pour soprano, A pour alto, T pour ténor et B pour basse. Donc un chœur SSAA est un chœur pour 2 sopranos et 2 altos, un chœur SATB est<a href="https://lesamisdeparalelles.fr/programme-detaille-du-bestiaire/" class="more-link"><span class="readmore">Lire plus...<span class="screen-reader-text">Programme détaillé du « Bestiaire »</span></span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Programme 2023 regroupant des œuvres sur le thème des animaux du Moyen Âge à nos jours.</strong></p>



<p class="has-small-font-size">Nous utilisons les abréviations internationales S pour soprano, A pour alto, T pour ténor et B pour basse. Donc un chœur SSAA est un chœur pour 2 sopranos et 2 altos, un chœur SATB est un chœur pour soprano, alto, ténor, basse qui est la configuration classique du chœur à 4 voix mixtes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Josquin Des Prés (1455-1521)&nbsp;<em>: El Grillo </em>[adaptation SSAA par Agnès Blin]</h3>



<p>«&nbsp;<em>Le grillon est un bon chanteur</em>&nbsp;»&nbsp;Josquin des Prés a traduit le chant du grillon par une rythmique qui se répond entre les voix d’alto et ténor, alors que le soprano et la basse chantent des notes tenues comme le grillon «&nbsp;<em>qui sait bien tenir la note</em>&nbsp;! ».&nbsp; Pour finir par un dialogue de plus en plus rapide entre les quatre voix. L’original est composé pour SATB.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Johann Hermann Schein (1586 &#8211; 1630)&nbsp;: <em>Kikehihi </em>[adaptation pour SSA par Agnès Blin]</h3>



<p>En allemand les coqs font kikehihi et non cocorico. Les bruits de bassecour sont indispensables pour pondre de beaux œufs et faire de mignons poussins ! Pièce qui mêle cris d’animaux et texte humoristique. L’original est écrit pour BAS.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Anonyme du XIII<sup>e</sup> siècle&nbsp;: <em>Sumer is icumen in</em></h3>



<p>Il s’agit là du premier canon de l’histoire de la musique qui nous soit parvenu, où nous y entendons le chant du coucou, indissociable de l’évocation du printemps. Il s’agit d’un double canon&nbsp;: deux canons qui se superposent. Le premier est court et à deux voix, le second, beaucoup plus long, peut se chanter jusqu’à douze voix&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Adam de la Halle (1240&nbsp;? &#8211; 1288&nbsp;?) <em>Or est Bayard en la pâture</em></h3>



<p>Adam de la Halle est surtout connu pour le «&nbsp;<em>Jeu de Robin et Mari</em>a<em>nne</em>&nbsp;», mais il a composé un certain nombre de rondeaux pour trois voix égales. Celui-ci évoque la vieillesse du cheval Bayard, cheval merveilleux de l’un des <em>Quatre fils Aymon.</em></p>



<p><a href="https://mythologica.fr/medieval/aymon.htm">https://mythologica.fr/medieval/aymon.htm</a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Claudio Monteverdi (1567 &#8211; 1643)&nbsp;: <em>Godi pur del bel sen felice</em></h3>



<p>Comme son titre ne l’indique pas, il s’agit d’une puce qui se promène sur la poitrine de la bien-aimée. Quelle chance a-t-elle, de pouvoir ainsi sauter et pincer à loisir. Mais l’amoureux fini quand même par se demander comment cette puce est arrivée là&nbsp;! Il s’agit de l’une des Canzonettes écrites pour trois voix de femmes de Monteverdi. Il traduit les sauts de la puce par des syncopes décalées entre la voix de soprano et les deux autres voix, et l’alternance de ternaire et binaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Orlando Gibbons (1583 &#8211; 1625)&nbsp;: <em>The silver swan</em></h3>



<p>Pièce nous évoque le seul et unique chant du cygne&nbsp;: lors de son agonie. Composée initialement pour cinq voix mixtes il est adapté pour SSAA. La musique y est triste et langoureuse. Il est à noter l’usage d’un accord de quinte augmentée, particulièrement dissonant pour l’époque, qui évoque la souffrance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Anonyme du XVI<sup>e</sup> siècle&nbsp;: <em>Chanson du petit chien</em></h3>



<p>Pièce d’un compositeur anonyme qui peut se chanter avec deux textes aux antipodes l’un de l’autre. Le premier est un texte religieux, le second raconte les déboires d’un amant empêché de voir sa belle à cause d’un chien trop bruyant. Nous avons bien évidemment choisi le second. Cette pièce est écrite avec le principe de l’imitation entre les voix, très fréquent à la Renaissance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Jean Christophe Rosaz (1961- )&nbsp;:<em> Pare le loup, petiote</em> d’après un chant populaire d’Auvergne</h3>



<p>Voici un très bel arrangement d’une bourrée d’Auvergne, que le compositeur a accepté de transposer dans une tonalité plus aiguë pour nous, car la version originale était trop grave pour notre ensemble. Le pire danger pour la «<em>&nbsp;petiote</em>&nbsp;» est-il vraiment le loup&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Zoltan Kodaly (1882 &#8211; 1967)&nbsp;: <em>Golya-nota</em></h3>



<p>Comme beaucoup de pièces de Kodaly, elle prend sa source dans la musique populaire. Une malheureuse cigogne blessée est soignée par un chaman avec flûte et tambour. À la fin du morceau les voix imitent le son du tambour et de la flûte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Stephen Hatfield (1956 &#8211; )&nbsp;: <em>When icicles hang by the wall</em>&nbsp; (Sonnet de William Shakespeare)</h3>



<p>Cette pièce commence, se ponctue et se termine par le cri du hibou. Il y est question de l’hiver, du froid, les animaux n’y sont pas décrits, mis à part les oiseaux frigorifiés dans leurs nids, et bien sûr la récurrence de la présence du cri du hibou. La musique pleine d’humour y est quasi descriptive, voire naturaliste puisqu’il est demandé aux chanteuses d’éternuer et de tousser. Nous avions déjà mis cette pièce à notre répertoire et vous pouvez l’entendre à partir de notre site ou de notre chaine Youtube.</p>



<h3 class="wp-block-heading">John T. Edel (1973 &#8211; )&nbsp;: <em>Spring</em> (Sonnet de William Shakespeare)</h3>



<p>Le printemps, les fleurs, et bien sûr le coucou … qui rime avec cocu&nbsp;! Quel coquin ce coucou-là&nbsp;! Comme la pièce précédente, il s’agit d’une reprise pour nous, que vous pouvez entendre sur notre site.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Etienne Daniel (1941- ) : <em>Chantefables,</em> (Quatre poèmes de Robert Desnos)</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le brochet</strong>&nbsp;: Il s’agit de la pièce à la fois la plus lyrique et la plus intimiste de tout le cycle.</li>



<li><strong>La sauterelle</strong>&nbsp;: E. Daniel a composé une sautelle toute bondissante grâce aux rythmes utilisés, il est à noter les contrastes entre les staccati et legato, sur ce texte plein d’humour de R. Desnos.</li>



<li><strong>Le lama</strong>&nbsp;: Par son rythme répété, le début de la musique évoque la démarche du lama. Des jeux de mots de pour R. Desnos, des jeux harmoniques pour E. Daniel. Il s’agit de la pièce la plus complexe et la plus longue du cycle.</li>



<li><strong>Le crapaud</strong>&nbsp;: On y retrouve à la fois le lyrisme de la première pièce, les harmonies complexes propre à É. Daniel et un jeu vocal qui peut évoquer le coassement du crapaud.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Jacques Ibert (1890 – 1962)&nbsp;: <em>La berceuse du petit zébu</em> (Poème de Nino)</h3>



<p>Ce pauvre Zébu fait presque pitié, il n’est vraiment pas épargné par le poète ! Si la musique est écrite avec un rythme berceur au début et à la fin de la pièce, au milieu, le compositeur renforce les attaques du poète par des de nombreux figuralismes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Francis Poulenc (1899-1963) : <em>&nbsp;</em>deux extraits de<em> «&nbsp;Petites voix&nbsp;»&nbsp;</em></h3>



<p>Il s’agit de deux pièces du recueil « Petites voix, 5 chœurs faciles pour voix d’enfants », poèmes de Madeleine Ley. Ces cinq chœurs ne sont pas aussi simples que le prétend F. Poulenc. Certains tempi très rapides, des harmonies complexes, sans compter l’écriture mélodique propre à F. Poulenc rendent certaines de ces pièces assez difficiles, en tout cas elles ne sont pas accessibles à de nombreux chœurs d’enfants.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em><strong>Le chien perdu&nbsp;</strong></em>: Est la pièce la plus simple du cycle, elle est lente, la musique évoque toute la tristesse de ce chien abandonné. Au début par la tournure mélodique de la partie de soprano, l’accompagnement de la voix de mezzo sur des «&nbsp;Ah&nbsp;» en deux en deux, et surtout par les nuances très douces qui vont de pianississimo à mezzo forte.</li>



<li><em><strong>Le hérisson</strong></em> : Il s’agit de la pièce virtuose qui conclue le cycle, Poulenc met en musique la joie jubilatoire de l’enfant voyant son père ramener un hérisson à la maison. Tempo « très gai et vif noire à 144 » mouvements parallèles entre les voix, nuances contrastées et tessiture particulièrement aigüe. Les chanteuses de Para L’Elles très investies dans la sauvegarde du hérisson ne pouvaient pas faire autrement que de la mettre à son programme.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Nathalie Biarnés (1978- )&nbsp;: <em>Sotto Voce</em> (Poème de Louise Siefert)</h3>



<p>Plusieurs compositeurs ont écrit sur ce texte pour un concours organisé par les éditions À Cœur Joie. Nous avons choisi la version de N. Biarnés dont nous apprécions particulièrement le langage musical et tout particulièrement son langage harmonique. Compositrice, à qui nous avions commandé notre première création. Le bonheur y est comparé à l’oiseau mouche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Agnès Blin (1962 &#8211; ) : <em>Le chat </em>(poème de Charles Baudelaire)&nbsp;</h3>



<p>Ce poème de Charles Baudelaire est tout en sensualité féline&nbsp;! Il n’y manque que le son du ronronnement&nbsp;! Il a tout de suite inspiré à Agnès Blin des harmonies chatoyantes, et quelques bondissements rythmiques, les chats ont toujours leur quart d’heure de folie&nbsp;! Composé spécialement pour cet ensemble de trois sopranos et d’une alto. Cette pièce a été créée lors de ce concert, elle sera complétée par deux autres pièces sur le thème du chat et sera proposée ultérieurement aux éditions À cœur Joie qui édite déjà Agnès Blin.</p>



<p><a href="https://www.editionsacoeurjoie.fr/PBSearch.asp?ActionID=1&amp;CCode=2&amp;ShowSMImg=1&amp;SearchText=agn%E8s+blin">https://www.editionsacoeurjoie.fr/PBSearch.asp?ActionID=1&amp;CCode=2&amp;ShowSMImg=1&amp;SearchText=agn%E8s+blin</a></p>



<h3 class="wp-block-heading">John Lennon (1940-1980) Paul McCartney (1942 -)&nbsp;: <em>Blackbird </em>[arrangement SSAA par Agnès Blin]</h3>



<p>Voici une célèbre chanson des Beatles, ce « <em>Blackbird</em> » prend fait et cause pour les afro américains des années soixante. L’arrangement très harmonique, laisse la part belle à la voix soliste. Les autres voix accompagnent soit harmoniquement, soit par un jeu d&rsquo;imitations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Marie Madeleine Duruflé-Chevalier (1921-1999)&nbsp;: 3 extraits des <em>Fables de Jean de La Fontaine</em></h3>



<p>Marie Madeleine Duruflé-Chevalier, l’épouse de Maurice Duruflé n’a composé que ce recueil. Il a été créé par sa sœur qui était cheffe de chœur.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em><strong>La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf&nbsp;</strong></em>: Ce dialogue de la grenouille et du bœuf est traité avec beaucoup d’humour par la compositrice alors que la morale est écrite sur un ton quasi religieux.</li>



<li><em><strong>Le renard et les raisins</strong>&nbsp;</em>: Une des fables les plus courtes de Jean de la Fontaine. En l’espace de 30 secondes à peine, que d’émotions évoquées&nbsp;: la faim qui tiraille, la gourmandise devant de beaux fruits et pour finir le dédain pour s’éviter la frustration&nbsp;! Chaque émotion est soulignée mélodiquement et harmoniquement, les tempi changeant indiqués sur la partition participent à la mise en valeur du texte.</li>



<li><em><strong>Le corbeau et le renard&nbsp;</strong></em>: Cette pièce conclu le cycle des Six fables de Jean de la Fontaine de M. M. Duruflé-Chevalier, on y retrouve l’humour, la gaîté et la vivacité comme précédemment. La compositrice, très inspirée par ces textes, a su souligner musicalement l’expressivité du dialogue des personnages. &nbsp;</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Albert Stanton, Hugo Peretti, Luigi Creator, George David Weiss, Paul Campbell paroles françaises H. Salvador Harmonisation D. Bonnet : <em>Le lion est mort ce soir</em></h3>



<p>Cette célébrissime chanson, conclu le programme. L’adaptation faite ici par D. Bonnet pour SSA est d’une grande efficacité.</p>



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		<title>La messe-parodie « Missa da Capella a sei voci In Illo tempore »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2022 08:47:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[Œuvres]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’origine des messes parodies La technique des messes parodies du XVIe siècle prend sa source au début de la polyphonie (plusieurs sons en même temps) et l’invention du contrepoint (superposition de plusieurs lignes mélodiques). Les premières polyphonies de musique sacrée s’articulent autour d’une mélodie préexistante choisie par le compositeur,<a href="https://lesamisdeparalelles.fr/la-messe-parodie-missa-da-capella-a-sei-voci-in-illo-tempore/" class="more-link"><span class="readmore">Lire plus...<span class="screen-reader-text">La messe-parodie « Missa da Capella a sei voci In Illo tempore »</span></span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="has-large-font-size wp-block-heading">À l’origine des messes parodies</h2>



<p>La technique des messes parodies du XVI<sup>e</sup> siècle prend sa source au début de la polyphonie (plusieurs sons en même temps) et l’invention du contrepoint (superposition de plusieurs lignes mélodiques). Les premières polyphonies de musique sacrée s’articulent autour d’une mélodie préexistante choisie par le compositeur, que l’on nomme le <strong><em>Cantus Firmus</em></strong> (ou chant fixe). Il va écrire alors des lignes mélodiques souvent plus aigües ou parfois plus graves, que l’on appelle <strong>contrechant </strong>: il s’agit donc de mélodies qui chantent en même temps s’appuyant contre le chant du <em>cantus firmus</em>. C’est la base du contrepoint. En multipliant les contrechants, la composition peut aboutir à une polyphonie très complexe.</p>



<p><strong>La messe musicale est la mise en musique des cinq pièces de l’ordinaire du culte catholique : <em>Kyrie</em>, <em>Gloria</em>, <em>Credo</em>, <em>Sanctus</em> et <em>Agnus Dei</em>.</strong> Si de nos jours, lorsque l’on va écouter une messe de Mozart par exemple, elle est donnée en concert dans un lieu choisi pour la qualité de son acoustique, souvent une église ou parfois une salle de concert adaptée, il faut penser qu’elle est détournée de sa vocation initiale : cette musique a été conçue pour être chantée lors du culte et non lors d’un concert. Bien souvent, il s’agissait de commandes pour un événement particulier exceptionnel, tel qu’un couronnement, un mariage … cela pouvait aussi être le don d’un compositeur à un prélat soit en remerciement pour une aide passée ou pour accompagner une demande ou une sollicitation particulière. Elles étaient chantées exclusivement lors du culte et il ne serait jamais venu à l’esprit des contemporains de l’époque de la chanter ou d’aller l’écouter pour le plaisir en concert.</p>



<p>Les premières messes qui nous sont parvenues, étaient une réunion des différentes mises en musique des textes principaux de la messe composés par des compositeurs différents. Bien souvent le nom des compositeurs n’était jamais mentionné et personne n’avait le souci de l’unité d’un mouvement à l’autre. La première messe composée par un unique compositeur est la « <em>Messe Notre-Dame</em> » de Guillaume de Machault (XIV<sup>e</sup> siècle) ; ce dernier a été l’inventeur d’une œuvre complexe en plusieurs mouvements, à quatre voix. Plus tard, l’utilisation d’un même <em>cantus firmus</em> a permis d’unifier les cinq mouvements d’une messe. En outre, l’utilisation du chant fixe, qui a évolué dans le temps, permet le passage de la « <em>messe à teneur</em> » à la « <em>messe parodie</em> » à la fin du XV<sup>e</sup>-début du XVI<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>Au départ, la <strong>« <em>messe à teneur</em> »</strong> va utiliser le même <em>cantus firmus</em> chanté par le ténor (celui qui tient) pour tous les mouvements de la messe. Ce dernier pourra être chanté plusieurs fois, même au sein d’un même mouvement de la messe avec les valeurs rythmiques de la chanson initiale, avec des valeurs rythmiques plus allongées (<em>cantus</em> en augmentation) ou encore avec des valeurs rythmiques plus rapides (<em>cantus</em> en diminution). Ce <em>cantus firmus</em> peut avoir une origine sacrée ou profane et la messe portera le nom de la mélodie ou de la chanson d’origine.</p>



<p>Peu à peu, la créativité des compositeurs ne se contentera plus de l’utilisation exclusive du <em>cantus firmus</em> chanté par le  ténor. Cette mélodie se fera entendre aux différentes voix. La « <em>messe à teneur</em> » va donc évoluer pour se transformer en <strong>« <em>messe paraphrase</em> »</strong> : le <em>cantus firmus</em> est découpé en plusieurs parties ou sections. Chaque section va servir de motif mélodique qui va nourrir la polyphonie en se faisant entendre successivement d’une voix à l’autre. La chanson initiale sera entendue intégralement, soit à l’intérieur de chacun des mouvements de la messe, soit répartie sur tous les mouvements de la messe, qui ne feront entendre chacun qu&rsquo;une petite section du <em>cantus firmus</em>. Le rythme pouvant bien sûr être en augmentation (deux fois plus lent) ou en diminution (deux fois plus rapide).</p>



<p><strong>L’un des <em>cantus firmus</em> les plus célèbres est la chanson de <em>l’homme armé</em>.</strong> Pas loin d’une quarantaine de compositeurs l’ont utilisée, de Guillaume Dufay à Palestrina. Josquin Desprez, quant à lui, en a composée deux. Certains compositeurs du XX<sup>e</sup> siècle, tel que Karl Jenkins, ont renoué avec cette tradition et utilisé le thème de cette chanson. L’origine de la popularité de cette chanson au compositeur anonyme n’est pas établie, mais il existe plusieurs hypothèses. Pour certains musicologues, l’archange Saint Michel se cache derrière cet homme armé, et composer une messe sur cette chanson revenait à faire un hommage à l’archange. D’autres pensent que cette chanson est un appel à la croisade contre les turcs, sa création étant contemporaine de la chute de Constantinople lors de sa prise par les Ottomans. Certains, plus prosaïques et surtout plus imaginatifs, évoquent le nom d’une taverne où serait née la chanson à Cambrai, <em>La maison de l’homme armé</em>…</p>



<p>L’étape suivante dans l’exploitation d’une musique préexistante pour la composition d’une messe est l’utilisation d’une musique déjà polyphonique, qui servira en partie ou intégralement de modèle à la messe. Il s’agit de la <strong>«&nbsp;<em>messe parodie</em>&nbsp;»</strong>, une technique très utilisée au XVI<sup>e</sup> siècle. Le plus simple est d’utiliser intégralement une musique polyphonique existante, chanson polyphonique ou motet, et de remplacer le texte initial par le texte de l’ordinaire de la messe. La musique initiale et la musique de la messe pouvant être du même compositeur ou librement empruntée à un confrère. La SACEM n’existait pas encore&nbsp;!</p>



<p>Cette pratique permettant d&rsquo;écrire une messe rapidement n&rsquo;a heureusement pas été le seul moyen utilisé pour réaliser une «&nbsp;<em>messe parodie</em>&nbsp;». Le compositeur peut prendre des sections de la polyphonie primaire et les utiliser comme matériau pour construire sa propre polyphonie, à la manière des «&nbsp;<em>messes paraphrases</em>&nbsp;», mais au lieu de partir d&rsquo;un chant monodique (à une voix) c’est une polyphonie (à plusieurs voix) qui est utilisée. Ainsi, Claudio Monteverdi, pour sa <strong>«&nbsp;</strong><em>Missa da Capella a sei voci in illo tempore</em>&nbsp;» a composé les différents mouvements de la messe à partir du motet «&nbsp;<em>In Illo tempore</em>&nbsp;» de Nicolas Gombert.</p>



<h2 class="has-large-font-size wp-block-heading">Le motet «&nbsp;<em>In Illo tempore</em>&nbsp;» de Nicolas Gombert</h2>



<p>Avant de regarder l’emprunt de Monteverdi analysons le motet «&nbsp;<em>In Illo tempore</em>&nbsp;» de Nicolas Gombert (1495-1556) édité en 1539. Ce compositeur officiel de la cour de Charles Quint, d’origine franco-flamande, est l’un des plus importants qui succèdent à Josquin Desprez, pour lequel il avait une grande admiration. Il est connu pour ses messes et ses chansons polyphoniques.</p>



<p><strong>Le motet de Gombert est à 6 voix&nbsp;: Cantus (clé de sol), Sextus (clé d’ut 2), Altus (clé d’ut 3), Ténor (clé d’ut 3), Quintus (clé d’ut 4), Bassus (clé de fa 3). </strong>Les noms des voix ne portent pas les appellations contemporaines soprano, alto, ténor, basse, mais portent le nom correspondant à leur rôle dans la polyphonie. Le nom de ténor vient du mot «&nbsp;teneur&nbsp;», celui qui tenait le <em>cantus firmus</em> à l’origine. Le cantus (parfois appelé <em>superius</em>) avait le chant le plus aigu. L’altus est la voix entre le cantus et le ténor. Le bassus est la voix la plus grave de la polyphonie. Le quintus désigne la cinquième voix que l’on rajoute aux quatre premières. &nbsp;Le sextus est la sixième voix de la polyphonie. Ces deux derniers mots n’explicitent pas forcément leur place dans l’architecture de l’ensemble.</p>



<p>Il faut regarder les clés pour connaitre la tessiture de chacune des voix, de la note la plus grave à la plus aigüe. La célèbre clé de sol, que l’on retrouve maintenant pour de très nombreux instruments, était à l’époque minoritaire. La clé était le moyen de préciser la tessiture de la voix, chaque chanteur savait si telle clé ou telle autre correspondait ou non à sa propre tessiture vocale.</p>



<p>La clé de sol est la clé pour les voix les plus aigües&nbsp;: les sopranos 1 actuelles. Les quatre clés d’ut (do), désignées par le numéro de la ligne qu’elles occupent dans la portée, sont utilisées pour des voix de plus en plus graves. Les deux clés de fa sont pour les voix graves, la clé de fa 4 étant la clé pour les voix les plus graves, les voix de basses.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><a href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_cle_ut_1.jpg"><img decoding="async" width="119" height="172" src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_cle_ut_1.jpg" alt="" class="wp-image-940"/></a></figure></div>


<p>La clé d’ut 1 est dessinée sur la première ligne (ligne du bas) de la portée, souvent chantée par les sopranos 2. La note do (ut) désignée par la clé se trouve donc sur la première ligne et non plus sous la portée comme pour la clé de sol. Les notes écrites sur la portée sont moins aigües que celles pour la clé de sol.</p>



<p>La clé d’ut 2, se dessine de la même manière mais sur la deuxième ligne en partant du bas, ce même do s’écrit sur la deuxième ligne de la portée&nbsp;; en conséquence des notes graves commencent à apparaître dans la portée. Plus le chiffre derrière la clé d’ut est élevé, plus le do s’écrit en haut de la portée, plus la voix est grave. Les clés d’ut 3 et ut 4 sont encore utilisées par des instruments de nos jours : les violons altos (clé d’ut 3), les violoncelles et bassons (clé d’ut 4 quand ils vont dans l’aigu, sinon ils utilisent la clé de fa 4 et éventuellement la clé de sol s’ils jouent vraiment très aigu). Pour les deux clés de fa, la clé de fa 3 (positionnée sur la troisième ligne) est moins grave que la clé de fa 4 (positionnée sur la quatrième ligne).</p>



<p>De nos jours pour la musique vocale nous n’utilisons plus que deux clés pour toutes les voix : <strong>la clé de sol </strong>pour les sopranos, les altos et les ténors, qui vont chanter une octave (intervalle de 8 notes) en dessous de l’écriture ; <strong>la clé de fa</strong> pour les basses. Si on traduit les 6 voix de ce motet en appellation contemporaine on dirait que ce motet est écrit pour une soprano, une alto, deux ténors et deux basses : SATTBB.</p>



<p>À l’origine d’un motet il y a un texte, et c’est le découpage de ce texte qui en délimite les différentes sections qui inspireront Monteverdi. On change de section quand un nouveau texte apparait. Le texte est découpé en 10 sections&nbsp;qui ont des points communs au niveau de la technique d’écriture (imitation, tuilage) :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li><em>In illo tempore</em></li>



<li><em>Loquente Jesu ad turbas</em></li>



<li><em>Extollens vocem</em></li>



<li><em>Quendam mulier de turba dixit illi</em></li>



<li><em>Beatus venter, qui te portavit</em></li>



<li><em>Et ubera quæ suxisti</em></li>



<li><em>At ille dixit</em></li>



<li><em>Quinimo</em></li>



<li><em>Beati qui audiunt verbum Dei</em></li>



<li><em>Et custodiunt illud</em></li>
</ol>



<h2 class="has-large-font-size wp-block-heading">Les techniques d&rsquo;écriture utilisées</h2>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading">L’imitation</h3>



<p>La technique d’écriture qui traverse toute la pièce est basée sur l’imitation, technique que Nicolas Gombert utilisait brillamment. Un motif est chanté par une voix et repris par la suite par chacune des autres voix, et toutes les voix commencent à chanter les unes après les autres.</p>



<p>Les entrées identiques décalées les plus connues sont celles du canon. Pour chanter en canon tout le monde chante exactement la même musique mais pas en même temps. Ici il s’agit plutôt d’un début qui est repris en canon mais la suite de la mélodie varie d’une voix à l’autre, on parle alors d’entrées en imitation et non pas de canon. D’autre part, toutes les voix ne chantent pas forcément le même rythme dans l’imitation et toutes les voix ne vont pas commencer non plus sur la même note ; certaines vont la commencer plus aigu ou plus grave, bien souvent à une quarte (quatre notes) ou une quinte (cinq notes) plus aiguë ou plus grave.</p>



<p>Les imitations se font sur l’<strong>incipit</strong> (les premières notes) de chacun des textes, la suite est traitée avec beaucoup plus de liberté et les phrases sont plus ou moins longues. &nbsp;Chacun des incipits mélodiques des différentes sections est caractérisé par un intervalle (distance entre deux notes) ou un mouvement mélodique particulier. À partir de la troisième section, la première fois que le nouveau texte est émis, Nicolas Gombert ne donne pas à entendre la mélodie qui servira d’imitation pendant la nouvelle section, il préfère utiliser une mélodie proche de la mélodie de la section précédente, afin de faire le lien. C’est seulement après que commence la série d’imitations entre les voix sur un nouvel incipit.</p>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le tuilage</h3>



<p>Le tuilage est un moyen de passer d’une section à la suivante sans interruption. Comme les tuiles sur un toit, les sections se superposent partiellement au lieu de se juxtaposer.</p>



<p>À part la première section, elles commencent toutes en tuilage avec la section précédente et se terminent en tuilage avec la section suivante, sauf pour la dernière, bien évidemment. Sur la durée totale d’une section de sept mesures, les deux premières mesures sont souvent en tuilage avec la fin de la section précédente et les deux dernières avec la section suivante. C’est pour cette raison pour laquelle ce motet fait 51 mesures et comporte 10 sections.</p>



<p>Chacune des sections est relativement courte, environ 6 à 7 mesures pour la plupart. Les voix peuvent chanter le texte de la section plusieurs fois, mais pour certaines sections très courtes, chaque voix ne chante le texte qu’une seule fois, sauf la dernière qui dure 12 mesures, et le texte y est répété jusqu’à six fois au cantus et au bassus.</p>



<p>Il est à noter qu’à la première mesure du motet le motif qui servira d’imitation pendant la première section est chanté simultanément dès le début à deux voix, l’<em>altus</em> le chante en valeurs courtes (en diminution) et pendant que le <em>cantus</em> le chante en valeurs longues.</p>



<p>L’altus</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-14113f22 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><a class="" href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_altus.jpg" target="" rel="noopener"><img decoding="async" srcset="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_altus.jpg " src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_altus.jpg" alt="L’altus" class="uag-image-953" width="" height="" title="" loading="lazy"/></a></figure></div>



<p>Le cantus</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-ffe5c73e wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><a class="" href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_cantus.jpg" target="" rel="noopener"><img decoding="async" srcset="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_cantus.jpg " src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2022/11/focus_missa_da_capella_cantus.jpg" alt="Le cantus" class="uag-image-954" width="" height="" title="" loading="lazy"/></a></figure></div>



<h2 class="has-large-font-size wp-block-heading">La « Missa da Capella a sei voci In Illo tempore » (SSATTB) de Claudio Monteverdi</h2>



<p>En 1610, Claudio Monteverdi publie un ensemble de pièces dédiées à la Vierge intitulé<em>&nbsp;Sanctissimæ Virgini Missa senis vocibus ad ecclesiarum choros ac Vesperæ pluribus Decantandæ cum nonnuli sacris concentibus</em>. Deux œuvres aux antipodes stylistiques l’une de l’autre font partie de cet ensemble, l’une étant un modèle de <strong>«&nbsp;<em>prima prattica</em>&nbsp;»</strong> ou «&nbsp;<em>stile antico</em>&nbsp;» et la seconde de <strong>«&nbsp;<em>seconda prattica</em>&nbsp;»</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Missa In Illo tempore</em> a cappella à 6 voix d’après le motet <em>In Illo tempore </em>de Niclolas Gombert</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Kyrie Eleison</em></li>



<li><em>Et in terra pax</em></li>



<li><em>Patrem omnipotentem</em></li>



<li><em>Sanctus</em></li>



<li><em>Agnus Dei</em></li>
</ul>
</li>



<li><strong><em>Vespro della Beata Vergine</em> (Les <em>Vêpres à la Vierge) </em>pour voix et six instruments</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Domine ad adiuandum</em></li>



<li><em>Dixit dominus</em></li>



<li><em>Nigra sum sed formosa</em></li>



<li><em>Laudate pueri Dominum</em></li>



<li><em>Pulchra es, amica mea</em></li>



<li><em>Lætatus sum</em></li>



<li><em>Duo Seraphim clamabant</em></li>



<li><em>Nisi dominus êdificaverit donumaudi</em></li>



<li><em>Audi, cœlum, verba mea</em></li>



<li><em>Lauda Jerusalem Dominum</em></li>



<li><em>Sonata sopra Sancta Maria ora pro nobis</em></li>



<li><em>Ave maris stella</em></li>



<li><em>Magnificat</em></li>



<li><em>Magnificat</em></li>
</ul>
</li>
</ul>



<p>À cette époque Claudio Monteverdi a déjà composé l’<em>Orfeo</em>, les 5 premiers livres de madrigaux et les <em>scherzi musicali</em>, pour ne citer que ses œuvres les plus connues.</p>



<p>En 1610, il n’est plus besoin de défendre la «&nbsp;<em>seconda prattica</em>&nbsp;» dont l’utilisation de la basse continue permet d’alléger la polyphonie et de mettre en valeur le texte par une musique expressive par rapport aux anciennes polyphonies très denses des siècles précédents, que Monteverdi appelle en 1607 «&nbsp;<em>la prima prattica</em>&nbsp;» dans sa préface des «&nbsp;<em>scherzi musicali&nbsp;»</em>. Il y théorise une technique d’écriture devenue à la mode depuis le début du XVII<sup>e</sup> siècle et qui fera de la période baroque (de 1600 environ à 1750 environ) l’ère de la basse continue.</p>



<p>La <strong>basse continue</strong> est un procédé qui permet de faire entendre tous les accords (harmonies) joués par plusieurs instruments qui vont accompagner le chant principal ou soutenir la polyphonie. Elle est notée par une ligne mélodique jouée aux instruments graves, surmontée de chiffres qui sont un résumé des accords, on parle alors de basse chiffrée. Elle est jouée à la fois par des instruments mélodiques graves tels que la viole de gambe, le violoncelle, le basson, etc., et par des instruments harmoniques (qui peuvent jouer des accords, plusieurs notes en même temps) tels que l’orgue, le clavecin, le théorbe, la harpe, etc. La musique qui était conçue horizontalement, par l’utilisation exclusive du contrepoint dans «&nbsp;<em>prima prattica&nbsp;</em>», devient verticale et harmonique dans le «&nbsp;<em>seconda prattica</em>&nbsp;»&nbsp;: les enchaînements d’accords (l’harmonie) vont contraindre les mélodies. C&rsquo;est le début de la voix seule accompagnée par des accords instrumentaux, qui permet de gagner en expressivité et de faire coller la musique à un texte enfin devenu compréhensible n’étant plus noyé au milieu de l’enchevêtrement de lignes mélodiques compliquées. Cette technique a enfin permis l’essor de la musique instrumentale, qui jusqu’au XVI<sup>e</sup> siècle inclus était l’imitatrice de la musique vocale.</p>



<p>En septembre 1610, Claudio Monteverdi fait un voyage à Rome afin d’offrir toute cette nouvelle publication (<em>Messe</em> et <em>Vêpres à la Vierge</em>) au pape Paul V. Il espère, en échange, pouvoir obtenir une bourse et une place au séminaire de Rome pour son fils Francesco. Pour soutenir sa requête, le cardinal Ferdinand lui écrit une lettre de recommandation. En vain ! Le pape accepte le cadeau mais ne répond pas à la requête. Nous pouvons imaginer que pour plaire au pape et aux goûts musicaux de la curie romaine, Monteverdi choisit de composer cette messe dans l’ancien style polyphonique « <em>prima prattica</em> » ou « <em>stile antico</em> », à la manière de Giovanni Pierluigi Palestrina (1525-1594), compositeur qui était encore la référence pour la musique sacrée à Rome en ce début du XVII<sup>e</sup> siècle. Si la messe composée est <em>da cappella</em>, c’est-à-dire composée pour être chantée sans instrument « <em>comme à la chapelle</em> Sixtine » avec un seul chanteur par partie, elle est par contre publiée en 1610 avec une basse continue, certainement sur la demande de l’éditeur, afin de la faire « coller au goût du jour ».</p>



<p>Monteverdi était à l’époque au service du duc de Mantoue et, de ce fait, avait accès à la bibliothèque musicale de la cour du duc, dans laquelle se trouvait des éditions des compositeurs des XV<sup>e</sup> et XVI<sup>e</sup> siècle dont de nombreuses messes et motets de Nicolas Gombert. D’autre part, il avait une connaissance approfondie des œuvres de ses prédécesseurs.</p>



<p>Sa messe, comme le motet, est aussi à 6 voix : Cantus (clé de sol), Sextus (clé de sol), Altus (clé d’ut 2), Ténor (clé d’ut 3), Quintus (clé d’ut 3) et Bassus (clé de fa 3). Dans l’appellation contemporaine, il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une oeuvre pour deux sopranos, une alto, deux ténors et une basse (SSATTB), avec une répartition différente des six voix par rapport à Gombert. Mais toute la messe n’est pas à 6 voix comme nous allons le voir. Chaque texte de la messe est découpé en deux ou trois parties clairement définies et se terminent par une cadence parfaite (formule de conclusion), qui n’ont aucun tuilage entre elles.</p>



<p>Les 10 sections définies sur le motet vont servir de matériau tout le long de la messe. Seule l’analyse du Kyrie est plus développée ici, afin de comprendre la nature de l’utilisation du matériau initial&nbsp;: le motet de N. Gombert, et comment Monteverdi crée une œuvre nouvelle en adoptant une technique ancienne.</p>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le <em>Kyrie</em></h3>



<p><strong>Le <em>kyrie</em> est en trois parties&nbsp;: <em>Kyrie eleison, Christe Eleison, Kyrie Eleison</em>.</strong> Chacune des parties se termine par une cadence de toutes les voix en même temps et des formules mélodiques de conclusion. Comme il se doit, chacune des voix chante trois fois de suite le premier <em>kyrie eleison</em>, mais ensuite la répétition du texte trois fois de suite n’est plus respectée.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le premier <em>kyrie</em></h4>



<p>Monteverdi commence la polyphonie à la basse par la phrase de bassus de Gombert «&nbsp;<em>in illo tempore</em>&nbsp;», soit la quatrième entrée de la première section du motet, et ensuite il fait entrer le ténor, le quintus et le cantus, l’altus et le sextus sur la mélodie du Cantus de Gombert. Donc il renverse les priorités par rapport au motet.</p>



<p>Très vite il va développer des imitations de gammes descendantes avec un rythme de blanche pointée noire suivi de plusieurs noires. Ce rythme avait été évoqué par Gombert dans sa première section «&nbsp;<em>in illo tempore</em>&nbsp;» mais de manière très fugace, alors qu’il le développe à la toute fin du motet dans la section «&nbsp;<em>et custodiunt illud</em>&nbsp;». Monteverdi utilise donc à la fois des figures mélodiques du début et de la fin du motet.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le <em>Christe</em></h4>



<p>Si le texte est repris plus que trois fois, il y a bien trois sections à ce <em>Christus</em> <em>Eleison</em>. Certaines voix vont former une cadence à la fin des sections un et deux, mais comme les autres voix continuent leur discours sans interruption, on peut dire qu’il y a tuilage entre les trois sections du <em>Christe</em>.</p>



<p>La première section commence à la mesure 30 de la messe et se termine mesure 43, avec une cadence au bassus, quintus, sextus et cantus, pendant que l’altus et le ténor continent leur mélodie. La deuxième section commence à la mesure 44 quand la basse, le quintus et le cantus chantent simultanément le mot <em>Christus</em>, après la cadence de la mesure 43 ; elle se termine à cheval entre la mesure 51 &amp; 52 avec une cadence au bassus, quintus et cantus&nbsp;alors que les autres voix continuent leur discours. La troisième et dernière section commence à la mesure 52, avec les trois entrées successives du bassus, sextus et cantus formant un accord parfait, et se termine mesure 63 avec une grande cadence commune à toutes les voix.</p>



<p>Monteverdi utilise comme matériau issu du motet, l’incipit de la dernière partie du motet chanté à la basse « <em>et custodiunt illud</em> », qu’il fait entendre d’abord au Cantus et simultanément à la basse continue mais il fait jouer cette mélodie en <strong>mouvement contraire</strong> (le mouvement mélodique est inversé, les notes qui vont vers l’aiguë descendent vers le grave et inversement celles qui descendent vers le grave montent vers l’aigüe). Le compositeur choisit de développer l’imitation à toutes les voix sur le mouvement contraire. Le mouvement droit (la version de N. Gombert) est entendu en premier au cantus, à la voix la plus aigüe, ce qui le place à une position importante pour laisser une empreinte dans l’oreille de l’auditeur, mais après il n’est repris que deux fois plus loin, caché dans la polyphonie. Monteverdi a vraiment choisi de développer son discours sur le mouvement contraire.</p>



<p>Pour faire le lien avec le premier <em>kyrie </em>le rythme blanche-pointée-noire qui peut être suivi de noires est aussi largement développé.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le deuxième <em>Kyrie</em></h4>



<p>Pour ce deuxième <em>kyrie eleison,</em> Monteverdi utilise le matériau mélodique de la deuxième section du motet «&nbsp;<em>loquente Jesu ad turbas</em>&nbsp;». Il va développer le saut d’octave à toutes les voix alors que N. Gombert ne le fait entendre que très discrètement deux fois au bassus et au quintus mesure 10.</p>



<p>Comme pour le <em>Christe</em>, le texte « <em>kyrie eleison</em> » est répété plus que trois fois par toutes les voix, et comporte trois sections. La première section commence à la mesure 64 de la messe et se termine mesure 76 avec une cadence entre le cantus et le bassus, mais les autres voix ne font pas cadence et cette fin de section est très discrète. La seconde section commence à la fin de la mesure 76 avec le bassus et l’altus chantant le kyrie simultanément et se termine à la mesure 82, avec une cadence discrète entre le bassus et l’altus. La troisième section commence la mesure 83 avec l’entrée simultanément du bassus et de du sextus sur Kyrie. Mais surtout le bassus fait entendre la mélodie issue du motet en valeurs égales et longues, quand le sextus fait entendre des gammes descendantes avec le rythme blanche pointée 3 noires blanche, qui sont un lien direct avec le premier kyrie. Ces gammes sont reprises au bassus à partir de la mesure 90, pendant que les autres voix reprennent le motif du « <em>loquente Jesu ad turbas</em> » en augmentation avec des valeurs de plus en plus longues. Ce qui met de ce fait en relief les motifs de gammes descendantes qui sont en noires.</p>



<p>Sur ce premier mouvement de la messe on s’aperçoit que Monteverdi utilise le motet seulement comme matériau mélodique de manière très libre et s’éloigne considérablement du «&nbsp;modèle&nbsp;».</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le <em>Gloria</em></h4>



<p>Le <em>Gloria </em>est l’un des deux textes longs de la messe avec le <em>Credo</em>. Il est ici divisé en deux parties bien distinctes. La première phrase du texte «&nbsp;<em>Gloria in excelsis Deo</em>&nbsp;» n’est pas traitée, elle pouvait éventuellement être chantée par une seule voix sur un timbre grégorien pendant le culte. Il commence à partir de «&nbsp;<em>Et in terra pax</em>&nbsp;» et termine sa première partie à «&nbsp;<em>Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris</em>&nbsp;». La seconde partie commence à «&nbsp;<em>Qui tollis peccata mundi&nbsp;</em>» jusqu’à la fin du texte.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le Credo</h4>



<p>Comme pour le <em>Gloria</em>, Monteverdi ne met pas en musique le début du texte&nbsp;«&nbsp;<em>Credo in unum Deum</em>&nbsp;». Il s’agit du texte le plus long de la messe qui est décomposé en 3 parties. La première partie va de «&nbsp;<em>Patrem omni potentem</em>&nbsp;» à «&nbsp;<em>es maria Vigine&nbsp;: et homo factus est.</em>&nbsp;» La deuxième de «&nbsp;<em>Crucifixux etiam pro nobis</em>&nbsp;» à «&nbsp;<em>cujus regni non erit finis</em>&nbsp;». Il est à noter que le Crucifixus est à quatre voix aigues&nbsp;: 2 clés de sol et deux clés d’ut 2, soit deux sopranos et deux altos (SSAA) sans basse continue&nbsp;; il est demandé à l’organiste de ne pas jouer sur le crucifixus. La troisième partie va de «&nbsp;<em>Et spiritum sanctum</em>&nbsp;» à la fin.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Le <em>Sanctus</em></h4>



<p>Le <em>Sanctus </em>est divisé en deux parties distinctes. La première va du début au premier « <em>Hosanna</em> » et la seconde du « <em>Benedictus</em> » à la fin du texte.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’<em>Agnus Dei</em></h4>



<p>Il est lui aussi divisé en deux parties distinctes. La première partie&nbsp;est composé des deux «&nbsp;<em>Agnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere nobis</em>&nbsp;». La deuxième est «&nbsp;<em>Agnus Dei qui tollis peccata mundi, dona nobis pacem</em>&nbsp;». Pour cette dernière partie, qui conclue la messe, Monteverdi ajoute une septième voix «&nbsp;septimus&nbsp;» qui est en clé de fa 3 aussi, écrite plus grave que la partie de basse initiale.</p>



<h2 class="has-large-font-size wp-block-heading">En conclusion</h2>



<p>Cette messe est un hommage de Cl. Monteverdi à tous ses prédécesseurs, et enferme dans son architecture compositionnelle plusieurs siècles d’innovations musicales. Une manière de clôturer la «&nbsp;<em>prima prattica</em>&nbsp;» de manière grandiose, et le fait qu’il la fasse éditer en même temps que ses fameuses <em>Vêpres à la Vierge</em>, qui sont déjà à elles seules une première synthèse de la «&nbsp;<em>seconda prattica</em>&nbsp;» place vraiment ce compositeur à un tournant de l’histoire de la musique&nbsp;: il est le plus moderne de son époque. Il est aussi l’inventeur et le promoteur de nouvelles techniques qui feront évoluer durablement le langage musical, mais ça c’est une autre histoire.</p>



<h2 class="has-large-font-size wp-block-heading">Bibliographie</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Roche, Maurice. (1960). <em>Monteverdi. </em>Paris&nbsp;: édition Solfège /Seuil.</li>



<li>Lemaître, Edmond (dir.). (1992).<em> Guide de la musique sacrée et chorale profane l’âge baroque 1600-1750</em>. Paris&nbsp;: édition Fayard les indispensables de la musique.</li>



<li>Arnold, Denis &amp; Fortune, Nigel. (1985). <em>The new Monteverdi companion</em>. London&nbsp;: Faber and Faber.</li>



<li>De Paoli, Domenico. (1979). <em>Monteverdi</em>. Milan&nbsp;: édition Rusconi.</li>



<li>Reese, Gustave. (1958).<em> Music in the Renaissance</em>. Edition J.M. Dent &amp; Sons LTD.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Welcom Joy and Welcom Sorrow » d’Imogen Holst</title>
		<link>https://lesamisdeparalelles.fr/welcom-joy-welcom-sorrow-dimogen-holst/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 May 2022 08:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œuvres]]></category>
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					<description><![CDATA[Imogen Holst Fille unique de Gustav Holst, Imogen étudie à la St Paul’s Girl’s School où son père est directeur musical. À 19 ans, elle rentre au Royal College of Music, où elle fait ses classes d’écriture (harmonie, contrepoint, composition) notamment avec Ralph Vaughan Williams, et de direction d’orchestre. Elle<a href="https://lesamisdeparalelles.fr/welcom-joy-welcom-sorrow-dimogen-holst/" class="more-link"><span class="readmore">Lire plus...<span class="screen-reader-text">« Welcom Joy and Welcom Sorrow » d’Imogen Holst</span></span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Imogen Holst</h2>



<p>Fille unique de Gustav Holst, Imogen étudie à la St Paul’s Girl’s School où son père est directeur musical. À 19 ans, elle rentre au <em>Royal College of Music</em>, où elle fait ses classes d’écriture (harmonie, contrepoint, composition) notamment avec Ralph Vaughan Williams, et de direction d’orchestre. Elle est lauréate de plusieurs concours de compositions dont, en 1928, le prix Cobbett pour son quatuor à cordes. En 1931, elle gagne sa vie comme musicienne pigiste. En 1939, elle part étudier en Suisse, mais rentre en Angleterre juste avant le déclenchement des hostilités. Durant la guerre, elle travaille notamment avec les musiciens allemands et autrichiens ayant fuient le nazisme. En 1940, elle rencontre Benjamin Britten et son compagnon, avec lesquels elle noue des relations d’amitiés.</p>



<p>En 1951, elle reprend son travail de pigiste et, en 1952, elle est appelée par Benjamin Britten pour l’aider dans son opéra <em>Gloriana</em>. Elle collabore étroitement avec lui comme adjointe musicale pour le festival d’Aldeburgh, qu’elle dirige 1956 à 1977. Parallèlement à sa carrière de compositrice, elle publie les œuvres savantes de son père dont quatre volumes de fac-similés. Elle est nommée membre honoraire de la Royal Academy of Music en 1970, et commandeur de l’ordre de l’Empire Britannique en 1975. Elle reçoit des doctorats honorifiques des universités de l’Essex en 1968, d’Exeter en 1969 et de Leeds en 1983.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cycles pour voix de femmes et harpe</h2>



<p>Le cycle pour&nbsp;trois voix égales et harpe le plus connu est sans conteste les <em>Ceremony of Carols</em> de Benjamin Britten. Il s’agit d’une œuvre pour chœur d’enfants et harpe en 11 parties. Ce cycle est bien conçu pour des voix d’enfants et non des voix de femmes, donc lorsque des femmes s’emparent de l’œuvre il est préférable qu’elles le chantent avec le moins de vibrato possible pour conserver, tant que faire se peut, la fraîcheur et la couleur des voix d’enfants. B. Britten a commencé à le composer lors d’une traversée en bateau des USA vers l’Angleterre en mars 1942 et l’a terminé en octobre de la même année. Au départ il s’agissait de pièces chantées sans liens entre elles, et il les a réunies ensuite en ajoutant la procession d’entrée et de fin. Les textes sont tirés, pour la plupart d’entre eux, de <em>The English Galaxy Shorter Poems</em> édités par Gerard Bullet. Il est à noter la présence d’un solo de harpe (pièce n° 7 <em>Interlude</em>).</p>



<p>Mais la formation musicale chœur de voix de femmes et harpe avait été mis à l’honneur bien avant Britten, par Gustav Holt, le père d’Imogen, notamment en 1910 avec son <em>Choral Hymns from the Rig Veda, group III</em>, quatre pièces composées pour quatre voix de femmes et harpe. Elles font partie d’un tout formé de quatre grands groupes qui peuvent être chantés indépendamment puisqu’ils y ont chacun une orchestration et une formation chorale différente. Le premier groupe des <em>Rig Veda</em> est composé pour chœur mixte et orchestre (1908), le second pour chœur de femmes et orchestre (1909), le troisième pour chœur de femmes et harpe (1910) et le quatrième pour chœur d’hommes, orchestre à cordes et cuivres (1912). Ces quatre groupes ont en commun leurs textes&nbsp;: Il s’agit de la traduction en anglais, faite par Gustav Holst lui-même, de textes extraits du <em>Rig Veda </em>écrits en sanskrit. Il s’agit du plus ancien et plus important livre sacré hindou. Ce cycle pour voix de femmes et harpe, n’a pas la notoriété de celui de Benjamin Britten, mais il commence à faire fréquement le pendant des <em>Ceremony of Carols</em>, dans les programmes de concert. Il est vraiment écrit pour voix de femmes et non d’enfants&nbsp;; la tessiture de la voix d’alto est beaucoup trop grave pour être chantée par des enfants.</p>



<p>En 1911, Gustav Holst créé un second cycle, beaucoup plus court, pour chœur de femmes à trois voix et harpe intitulé <em>Two Eastern Picture</em>. Il est composé&nbsp;de deux pièces <em>Spring </em>et <em>Summer</em>.</p>



<p>Quand Imogen Holst choisi d’écrire son cycle pour voix de femmes et harpe, elle a forcément une connaissance de ces trois cycles pour chœurs à voix égales et harpe, deux ayant été composés par son père et le troisième par son ami.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cycle <em>Welcome Joy and Welcome Sorrow</em></h2>



<p>En 1951, Benjamin Britten propose à Imogen Holst de mettre en musique six poèmes de John Keats (1795 -1821), auteur romantique anglais, et de les présenter au festival d’Aldeburgh, que Benjamin Britten avait participé à créer en 1948. Le cycle sera donc créé en juin 1951, dans le cadre de ce festival, et publié par la suite aux éditions OUP (<em>Oxford University Press</em>). Imogen Holst avait déjà une pratique de l’écriture pour trois voix de femmes mais pas de la harpe. D’ailleurs, il est à noter que c’est la seule pièce qu’elle a écrite pour cet instrument.</p>



<p>Nous allons d’abord nous intéresser aux textes originaux de John Keats&nbsp;qui ne sont pas contemporains les uns des autres et qui n’ont pas été écrits pour être lus à la suite. Les six poèmes choisis n’ont pas été utilisés intégralement. Par ailleurs, il est intéressant de noter les choix de la compositrice par rapport à ces textes&nbsp;: utilisation partielle, juxtapositions, inversion, suppression de vers ou de mot. Imogen Holst fait déjà acte de composition pour l’élaboration de son cycle dans le choix et le traitement de textes, originellement écrits indépendamment les uns des autres.</p>



<p class="has-small-font-size">NB&nbsp;: Dans les poèmes originaux qui suivent seules les parties en gras ont été utilisées par la compositrice. Vous trouverez la traduction des parties utilisées par Imogen Holst plus loin dans l’article.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1 &#8211; <em>Welcome Joy and Welcome Sorrow</em></h3>



<p>Le premier poème donne son titre au cycle complet. Il met en perspective le contraste permanent entre la joie et la tristesse, thème qui va traverser tout le cycle. Les autres poèmes qui complètent le cycle ont été choisis par rapport à ce contraste, soit dans leur enchainement au cours du cycle soit à l’intérieur même du poème.</p>



<pre class="wp-block-verse" style="font-style:italic;font-weight:100"><strong>Welcome joy, and welcome sorrow, 
Lethe’s weed, and Hermes’ feather, 
Come to-day, and come to-morrow,
I do love you both together!</strong>
I love to mark sad faces in fair weather, 
And hear a merry laugh amid the thunder; 
Fair and foul I love together; 
Meadows sweet where flames burn under; 
And a giggle at a wonder;
Visage sage at pantomime;
Funeral and steeple-chime; 
Infant playing with a skull;
Morning fair and storm-wreck’d hull; 
<strong>Night-shade with the woodbine kissing; 
Serpents in red roses hissing; 
Cleopatra, regal drest,
With the aspic at her breast;
Dancing music, music sad,
Both together, sane and mad;
Muses bright and Muses pale;
Sombre Saturn, Momus hale,
Laugh and sigh, and laugh again,</strong>
Oh! The sweetness of the pain!
Muses bright and Muses pale,
Bare your faces of the veil,
Let me see, and let me write
Of the day, and of the night,
Both together, – let me slake
All my thirst for sweet heart-ache!
Let my bower be of yew,
Interwreath’d with myrtles new,
Pines, and lime-trees full in bloom, 
And my couch a low grass tomb. 
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">2 &#8211; <em>Teignmouth</em></h3>



<p>Le deuxième poème nous décrit un endroit où il fait bon vivre, Teignmouth où le poète avait passé un agréable séjour.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>For there’s Bishop’s teign
And King’s teign
And Coomb at the clear Teign head <em><strong>—</strong></em> 
Where close by the stream
You may have your cream
All spread upon barley bread.

There’s arch Brook 
And there’s larch Brook
Both turning many a mill;</strong></em>
<em><strong>And cooling the drouth 
Of the salmon’s mouth, 
And fattening his silver gill.</strong>

There is Wild wood,
A Mild hood
To the sheep on the lea o’ the down,
Where the golden furze,
With its green, thin spurs,
Doth catch at the maiden’s gown.

There is Newton Marsh
With its spear grass harsh <em>—</em>
A pleasant summer level
Where the maidens sweet
Of the Market Street,
Do meet in the dusk to revel.

<strong>There’s the Barton rich 
With dyke and ditch
And hedge for the thrush to live in
And the hollow tree
For the buzzing bee
And a bank for the wasp to hive in.

And O, and O
The daisies blow
And the primroses are waken’d,
And violets white
Sit in silver plight,
And the green bud’s as long as the spike end.</strong>

Then who would go
Into dark Soho,
And chatter with dack’d-hair’d critics,
When he can stay
For the new-mown hay,
And startle the dappled prickets?</em>
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">3 &#8211; <em>Over the Hill and over the Dale</em></h3>



<p>Dans le troisième poème, seule la première strophe a été retenu par Imogen Holst, où les douceurs qui ont le goût amer du «&nbsp;trop peu&nbsp;» contrastent avec le poème précédent.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Over the hill and over the dale,
And over the bourn to Dawlish <em><strong>—</strong></em>
Where gingerbread wives have a scanty sale
And gingerbread nuts are smallish.</strong>

Rantipole Betty she ran down a hill
And kicked up her petticoats fairly;
Says I I'll be Jack if you will be Gill <em>—</em>
So she sat on the grass debonairly.

Here's somebody coming, here's somebody coming!
Says I 'tis the wind at a parley;
So without any fuss any hawing and humming
She lay on the grass debonairly.

Here's somebody here and here's somebody there!
Says I hold your tongue you young Gipsey;
So she held her tongue and lay plump and fair
And dead as a Venus tipsy.

O who wouldn't hie to Dawlish fair,
O who wouldn't stop in a Meadow,
O who would not rumple the daisies there
And make the wild fern for a bed do!</em>
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">4 &#8211; <em>O Sorrow</em></h3>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>O Sorrow,
Why dost borrow
The natural hue of health, from vermeil lips? —
To give maiden blushes
To the white rose bushes?
Or is’t thy dewy hand the daisy tips?

O Sorrow,
Why dost borrow
The lustrous passion from a falcon-eye? —
To give the glow-worm light?
Or, on a moonless night,
To tinge, on syren shores, the salt sea-spry?

O Sorrow,
Why dost borrow
The mellow ditties from a mourning tongue? —
To give at evening pale
Unto the nightingale,
That thou mayst listen the cold dews among?

O Sorrow,
Why dost borrow
Heart’s lightness from the merriment of May? —
A lover would not tread 
A cowslip on the head,
Though he should dance from eve till peep of day —</strong>
Nor any drooping flower 
Held sacred for thy bower,
Wherever he may sport himself and play.

To Sorrow
I bade good morrow,
And thought to leave her far away behind;
But cheerly, cheerly,</em>
<em>She loves me dearly;
She is so constant to me, and so kind:
I would deceive her, And so leave her,
But ah! she is so constant and so kind...

Come then, Sorrow!
Sweetest Sorrow!
Like an own babe I nurse thee on my breast:
I thought to leave thee
And deceive thee,
But now of all the world I love thee best.</em></pre>



<h3 class="wp-block-heading">5 &#8211; <em>Lullaby</em></h3>



<pre class="wp-block-verse has-normal-font-size"><em>'Tis 'the wiching time of night'
Orbed is the Moon and bright
And the Stars they glisten, glisten
Seeming with bright eyes to listen
For what listen they?
For a song and for a charm
See they glisten in alarm
And the Moon is waxing warm 
To hear what I shall say.
<strong>Moon keep wide thy golden ears
Hearken Stars, and hearken Spheres
Hearken thou eternal Sky
I sing a</strong>n infant's <strong>lullaby</strong>
<strong>A prety Lullaby!
Listen, Listen, listen, listen
Glisten, glisten, glisten, glisten
And hear my lullaby?
Though the Rushes that will make
Its cradle still are in the lake:
Though the linnen then that will be
Its swathe is on the cotton tree;
Though the wollen that will keep
It warm, is on the sille sheep;
Listen Stars light, listen, listen,
Glisten, Glisten, glisten, glisten
And hear my lullaby!*</strong>
Child! I see thee! Child I've found thee!
Midst of the quiet all around thee!
Child I see thee! Childe I spy thee
And thy mother sweet is nigh thee! <em>—</em>
Child I know thee! Child no more
But a Poet evermore
See, See the Lyre, the Lyre
In a flame of fire
Upon the little cradle's top</em>
<em>Flaring, flaring, flaring
Past the eyesight's bearing <em><em>—</em></em>
Awake it from its sleep
And see if it can keep
Its eyes upon the blaze.
Amaze! Amaze!
It stares, it stares, it stares
It dares what no one dares
If lifts its little hand into the flame
Unharm'd, and on the strings
Paddles a little tune and sings
With dumb endeavour sweetly!
A Poet now or never!</em>
</pre>



<p class="has-small-font-size">*Le vers est inversé est apparait avant et après le vers précédent dans la pièce d’Imogen Holst.</p>



<h3 class="wp-block-heading">6 &#8211; <em>Shed no Tear</em></h3>



<p>Le titre original est <em>Fairy’s Song.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Shed no tear – o, shed no tear!
The flower will bloom another year.
Weep no more ! O weep no ore!
Young buds sleep in the root’s white core.
Dry your eyes ! Oh ! dry your eyes,
For I was taught in Paradies
To ease my breast of melodies —
Shed no tear.</strong>

Overhead ! look overhead!</em>
<em>‘Mong the blossoms whote and red —
Look up, look up. I flutter now
On this flush pomegranate bough.
Ever cures the good man’sill.
<strong>Shed no tear ! O shed no tear!
The flower will bloom another year.
Adieu, Adieu – I fly, adieu
I vanish in the heaven’s blue —
Adieu, Adieu !</strong></em>
</pre>



<h2 class="wp-block-heading">Traduction des 6 textes retenus par Imogen Holst</h2>



<p>La traduction des textes permet de mesurer toute la proximité entre ces deux sentiments&nbsp;: la joie et la tristesse. Source : Geneviève Bégou, 2012 &#8211; <a href="https://www.eclassical.com/shop/17115/art87/4785487-db618d-0093046757625_01.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.eclassical.com/shop/17115/art87/4785487-db618d-0093046757625_01.pdf</a></p>



<h3 class="wp-block-heading">1 &#8211; Bienvenue à la joie, bienvenue au chagrin</h3>



<pre class="wp-block-verse">Bienvenue à la joie, bienvenue au chagrin, 
Au deuil de Léthé, à la plume d’Hermès ; 
Vienne aujourd’hui, vienne demain,
Je vous aime tous deux, 
La morelle enlacée au chèvrefeuille ; 
Le serpent sifflant dans le rosier rouge ; 
Cléopâtre en habits royaux,
Mais l’aspic en son sein ; 

La musique de danse, la musique triste, 
Ensemble, le fou et le sain d’esprit.
Les muses légères et les muses au front pâle ; 
Saturne sombre, Momus rayonnant ;
Rire, soupirer, rire encore. 
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">2 &#8211; Teignmouth</h3>



<pre class="wp-block-verse">Je pourrais demeurer ici tout l’été,
Visiter Bishop’s Teign
Et King’s Teign,
Et Coomb à sa source claire
Où, au bord de l’eau,
On déguste de la crème Sur du pain de seigle.

Puis Arch Brook
Et Larch Brook
Qui font tourner tant de moulins ;
Et rafraîchissent l’eau
Où le saumon d’argent
Vient s’engraisser.

Et Barton la belle
Avec sa digue et ses fossés,
Et sa haie où chante la grive,
Et l’arbre creux
Où bourdonne l’abeille,
Et le talus où la guêpe fait sa ruche.

Et – oh ! oh ! –
Les pâquerettes qui se balancent,
Les primevères qui s’éveillent,
Et les blanches violettes
Lovées dans leur écrin d’argent,
Et les bourgeons, longs comme les épis.
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">3- Par-delà Colline et Vallon</h3>



<pre class="wp-block-verse">Par-delà Colline et Vallon,
De Bourn jusqu’à Dawlish,
Peu de bonshommes en pain d’épice,
Et les biscuits au gingembre sont minuscules.
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">4 &#8211; Ô Chagrin</h3>



<pre class="wp-block-verse">Ô chagrin,
Pourquoi emprunter
L’éclat naturel des lèvres vermeilles ?
Pour faire rosir
Les rosiers blancs ?
Est-ce ta main humide qui effleure la pâquerette ?

Ô chagrin,
Pourquoi emprunter
L’éclair de l’œil du faucon ?
Pour donner à la luciole sa clarté ?
Ou, par une nuit sans lune,
Teinter l’écume des flots, là où demeurent les sirènes ?

Ô chagrin,
Pourquoi emprunter
Le doux chant d’une voix en peine ?
Pour le donner, quand meurt le jour, Au rossignol,
Et l’écouter dans la rosée du soir ?

Ô chagrin,
Pourquoi emprunter
Le cœur léger du joli mois de mai ? Aucun amoureux ne foulerait
La primevère,
Même s’il dansait du crépuscule à l’aube.
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">5 &#8211; Berceuse</h3>



<pre class="wp-block-verse">Lune ! Ouvre grand tes oreilles d’or !
Étoiles, prêtez attention !
Et vous, sphères célestes ! Écoute, ciel d’éternité,
Je chante une berceuse,
Une jolie berceuse,
Écoute, écoute, écoute, écoute, écoutez,
Luisez, brillez,
Et entendez ma berceuse.
Le jonc qui tressera
Son berceau est encore dans le lac ;
Le fil qui tissera son lange
Est encore sur la fleur du cotonnier ;
La laine qui le réchauffera
Est encore sur l’agneau ;
Écoute, lumière des étoiles, écoute, écoute, Luis, brille,
Et entends ma berceuse.
</pre>



<h3 class="wp-block-heading">6 &#8211; Ne pleure pas</h3>



<pre class="wp-block-verse">Ne pleure pas, ô ne pleure pas !
La fleur refleurira une autre année.
Ô ne pleure pas, ne pleure pas !
De jeunes bourgeons dorment au sein de la racine.
Sèche tes yeux, ô sèche tes yeux,
Car j’ai appris au Paradis
A chanter pour soulager mon cœur.
Ne pleure pas, ô ne pleure pas !
La fleur refleurira une autre année.
Adieu, adieu, je m’envole, adieu !
Je disparais dans l’azur du ciel,
Adieu, adieu.
</pre>



<h2 class="wp-block-heading">Éléments musicaux</h2>



<p>Après le choix des textes, regardons les éléments musicaux qui permettent à ces six pièces de former un cycle et non un recueil, &nbsp;les liens qui unissent ces 6 pièces alors qu’elles sonnent si différemment les unes des autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’écriture vocale</h3>



<p>Chacun des morceaux commence par un unisson (le même son) des trois voix qui va se diviser en deux ou en trois voix et va de manière récurrente revenir à l’unisson pour mieux se rediviser ensuite. Le plus grand unisson étant celui de la troisième pièce qui commence par une longue phrase chantée à une voix par tout le chœur, écrite dans le style d’une chanson enfantine. Il est a noté que le cycle <em>Ceremony of Carols</em> commencent et se termine par un unisson, et que la deuxième pièce <em>Hymn to the water</em> des <em>Choral Hymns from the Rig Veda groupe III</em>&nbsp;commence aussi par unisson précédé par un ostinato à la harpe qui continue quelques mesures après l’entrée du chœur.</p>



<p>L’écriture est majoritairement homophonique (tout le monde chante le même texte en même temps) sur toute la longueur du cycle, à part quelques exceptions qui se trouvent&nbsp; aussi dans la troisième pièce, où&nbsp; l’on y entend&nbsp;un canon entre les deux voix graves.</p>



<p>Les deux pièces centrales <em>O Sorrow</em> et <em>Lullaby</em> mettent en valeur chacune des voix du chœur traitées en solo, soit juste accompagnées à la harpe, soit accompagnée&nbsp; par les autres pupitres (autres voix du chœur) en pianissimo (très doux) et par la harpe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’écriture rythmique</h3>



<p>L’homorythmie des voix (toutes les voix ont le même rythme en même temps) domine largement le cycle. Les pièces 1, 2 et 4 sont en rythmes en binaires (temps divisé en deux parties égales) alors que les pièces 3 et 5 sont en rythmes ternaires (temps divisé en trois parties égales). Le ternaire est tout à fait adapté pour la berceuse <em>Lullaby</em> car ce rythme évoque le mouvement tournant, d’ailleurs il est fréquemment utilisé dans les berceuses.</p>



<p>La pièce qui conclue le cycle utilise un mélange des deux rythmes, binaire et ternaire, avec une mesure à 5/8&nbsp;: dans chaque mesure il y a un temps binaire et un temps ternaire, ce qui lui donne un caractère légèrement chaloupé, qui vient renforcer le réconfort face à la mort, évoquée par le texte. La mort est présente mais n’y est jamais nommée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’écriture harmonique (les accords utilisés)</h3>



<p>Le même enchaînement harmonique ouvre et conclu le cycle&nbsp;: les trois premiers accords chanté par le chœur qui ouvre le cycle <em>Welcome Joy and Welcome Sorrow</em> se trouvent à la fin de la dernière pièce <em>Shed no tear</em>&nbsp;sur les mots «&nbsp;Adieu, adieu&nbsp;». Ils sont juste transposés une tierce en dessous (on entend la même musique mais en plus grave). Dans le premier morceau <em>Welcome Joy and welcome Sorrow</em> l’enchaînement est repris quatre fois dont trois fois transposé, et une cinquième fois avec une légère modification. Dans le dernier morceau, il est repris une première fois avant le retour du thème principal et à la fin.</p>



<p>Imogen Holst écrit vraiment avec le langage harmonique de son temps en intégrant complètement les accords de septième d’espèce (il y a une distance de sept notes entre la note la plus grave de l’accord et la note la plus aiguë, ce&nbsp; qui&nbsp; fait dissonance entre elles).&nbsp; Elle utilise parfois trois sons très proches distants d’une seconde les uns des autres et qui pourraient s’apparenter à des clusters (grappe de sons conjoints).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les figuralismes</h3>



<p>Le figuralisme est un moyen d’évoquer le texte ou une idée suggérée par le texte par l’écriture musicale. Les plus courantes sont la montée vers l’aiguë des voix quand le texte parle de paradis et la descente des voix dans le grave quand il s’agit d’enfer. Ce procédé mélodique est connu dès les premières monodies médiévales qui nous sont parvenues. &nbsp;Nous retrouvons des figuralismes tout au long du cycle.</p>



<p>En voici quelques exemples&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dans la première pièce <em>Welcome Joy&nbsp;and Welcome Sorrow</em>, la mélodie monte dès le début vers l’aigu et un accord lumineux de sol Majeur est placé sur le mot «&nbsp;<em>joy</em>&nbsp;» et le «&nbsp;<em>welcome sorrow</em>&nbsp;» qui suit la mélodie descend dans le grave. Les dissonances sont placées sur les mots qui évoquent la tristesse ou la mort et les consonnances sur les mots évoquant la lumière et la joie.</li>



<li>Dans la seconde pièce <em>Teignmouth</em>, elle utilise un rythme sautillant pour évoquer les saumons , une vocalise dans l’aigue pour le chant de la grive.</li>



<li>La 4e pièce <em>O sorrow</em> est de loin la plus dissonante du cycle&nbsp;: dissonance entre les voix, entre les unissons de pupitre et la harpe. Le mot «&nbsp;<em>sorrow</em>&nbsp;» revient régulièrement et donne lieu aux harmonies les plus dissonantes et les plus tendues de tout le cycle, où les voix extrêmes sont à une septième Majeure ou à une neuvième mineure l’une de l’autre, intervalles très dissonants.</li>



<li>Dans la dernière pièce <em>Shed no tear</em>, sur le mot «&nbsp;<em>tear</em>&nbsp;» il y a un cluster de trois notes conjointes. Sur le mot &nbsp;«&nbsp;paradis&nbsp;», la voix de soprano atteint le «&nbsp;la&nbsp;» aigu, la note la plus aiguë de tout le cycle, et sur les mots «&nbsp;<em>I fly</em>&nbsp;» la harpe évoque la montée vers le ciel par une montée en double croches d’un peu plus de deux octaves en une mesure de 5 croches ; il s’agit de la seule utilisation de doubles croches de toute cette dernière pièce.</li>
</ul>



<p>On ne peut pas dire que ce procédé soit propre à ce cycle, mais il fait aussi partie de ce qui unifie l’écriture musicale de cette œuvre. Notons qu’Imogen Holst emploi également beaucoup les figuralismes dans sa pièce a cappella <em>The twelve kindly months</em>, œuvre chantée aussi par <em>Para L’Elles</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’écriture de la harpe</h3>



<p>L’écriture en «&nbsp;ostinato&nbsp;» traverse les six pièces. Un ostinato est un motif mélodique et rythmique qui se répète plusieurs fois de suite, pendant un certain nombre de mesures. La première pièce et la seconde commence par un ostinato à la harpe. Dans la première pièce, il traverse tout le morceau quasiment sans s’arrêter. Dans le second morceau un nouvel ostinato va se répéter 17 fois avant de commencer à se déliter, et va réapparaitre dans les dernières mesures de manière succincte. Dans la troisième pièce, Imogen Holst arrête l’écriture en ostinato mais de manière récurrente des mesures sont répétées deux fois. Dans la cinquième pièce, la partie grave de la harpe est un long ostinato, sur lequel vient se poser des harmonies différentes. La dernière pièce commence avec une longue «&nbsp;pédale&nbsp;» à la basse. Une pédale est une note tenue ou répétée pendant un certain temps, comme peuvent l’être des valeurs longues tenue au pédalier de l’orgue, d’où son nom de pédale.</p>



<p>Il est à remarquer que les ostinatos à la harpe sont aussi très présents dans <em>Choral Hymns from the rig Veda groupe III</em> de Gustav Holst. S’agit-il d’une figure de style ou d’un hommage à l’œuvre de son père ? Les deux sont envisageables.</p>



<p>La quatrième pièce est à part. Les trémolos à la harpe, la relation entre les voix et la harpe font de cette pièce un hommage directe au <em>Ceremony of Carols</em> de B. Britten&nbsp;; ils évoquent sans équivoque les trémolos de <em>In freezing Winter Nigth</em>, la septième pièce de Britten, dont les phrases commencent par un unisson des voix qui se séparent pour former un accord devenant &nbsp;de plus en plus dissonant à chaque répétition. Les solos qui traversent <em>O Sorrow</em> sont aussi un clin d’œil à <em>Balulalow</em>, la quatrième pièce de Britten, notamment par les dissonances entre la voix et la harpe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour conclure</h2>



<p>Au regard de tous ces éléments, on comprend mieux en quoi ces six morceaux forment un tout qu’en musique nous appelons «&nbsp;cycle&nbsp;» et non un simple recueil de morceaux. Ces six pièces doivent être chantées dans cet ordre et doivent s’enchaîner comme les actes d’une pièce de théâtre.</p>



<p>Imogen Holst, compositrice peu connue, mérite d’être plus souvent jouée en concert. L’ensemble <em>Para L’Elles</em> l’a mise à l’honneur lors de ces derniers concerts en faisant aussi entendre son harmonisation pour trois voix a cappella de la fameuse mélodie anglaise <em>Green sleeves</em> dont le texte et la musique aurait été composés par le roi Henry VIII pour Ann Boleyn qui refusait d’être sa maitresse, malgré les présents fastueux qu’il lui faisait. Cette harmonisation est contemporaine de l’écriture de <em>Welcome Joy and Welcome Sorrow</em>. Nous avons aussi fait découvrir au public une autre de ses pièces pour chœur a cappella intitulé <em>The Twelve Kindly Months</em>, mais là c’est une autre histoire…</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pour en savoir plus</h4>



<p>Sur Imogen Holst :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Imogen_Holst" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://fr.wikipedia.org/wiki/Imogen_Holst</a></li>



<li><a href="https://www.fabermusic.com/we-represent/imogen-holst" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.fabermusic.com/we-represent/imogen-holst</a></li>



<li><a href="https://www.rtbf.be/article/imogen-holst-compositrice-et-pedagogue-la-plus-brillante-des-planetes-de-gustav-holst-10860781" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.rtbf.be/article/imogen-holst-compositrice-et-pedagogue-la-plus-brillante-des-planetes-de-gustav-holst-10860781</a></li>



<li><a href="https://www.singers.com/bio/6897" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.singers.com/bio/6897</a></li>



<li><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_compositions_by_Imogen_Holst" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_compositions_by_Imogen_Holst</a></li>
</ul>



<p>Sur le Festival d&rsquo;Aldeburg</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_d%27Aldeburgh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_d%27Aldeburgh</a></li>
</ul>
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		<title>Louise Filliaux-Tiger (1848 – 1916)</title>
		<link>https://lesamisdeparalelles.fr/louise-filliaux-tiger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 08:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compositrices]]></category>
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					<description><![CDATA[Louise Filliaux-Tiger (1848 – 1916), née à Paris, est une pianiste, pédagogue et compositrice qu’Adélaïde Legras a découverte lors de ses recherches à la Bibliothèque nationale de France (BnF). Sa mère est l’artiste-peintre Félicie Defert, épouse Tiger. En 1869, elle reçoit un 2e prix en accompagnement et en harmonie au<a href="https://lesamisdeparalelles.fr/louise-filliaux-tiger/" class="more-link"><span class="readmore">Lire plus...<span class="screen-reader-text">Louise Filliaux-Tiger (1848 – 1916)</span></span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-full"><a href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/louise_tiger_1859_par_felicie_tiger.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="490" height="576" src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/louise_tiger_1859_par_felicie_tiger.jpg" alt="" class="wp-image-543" srcset="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/louise_tiger_1859_par_felicie_tiger.jpg 490w, https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/louise_tiger_1859_par_felicie_tiger-255x300.jpg 255w" sizes="auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px" /></a><figcaption>Portrait présumé de Louise Filliaux-Tiger peint par sa mère alors qu’elle était enfant.</figcaption></figure></div>



<p>Louise Filliaux-Tiger (1848 – 1916), née à Paris, est une pianiste, pédagogue et compositrice qu’Adélaïde Legras a découverte lors de ses recherches à la Bibliothèque nationale de France (BnF). Sa mère est l’artiste-peintre Félicie Defert, épouse Tiger. En 1869, elle reçoit un 2e prix en accompagnement et en harmonie au Conservatoire de Paris. Elle épouse Charles-Émile Filliaux. Elle compose essentiellement pour son instrument ainsi que de nombreuses mélodies et quelques pièces de musique de chambre qu’elle édite, pour certaines, à compte d’auteur, et qui sont distribuées par la Société Coopérative des Compositeurs de Musique (36 rue de Lorette à Paris). Plusieurs de ses œuvres sont conservées à la BnF. Très active pour défendre la cause des femmes compositrices, elle est la fondatrice en 1897 des «&nbsp;Soirées confraternelles&nbsp;» où seules des œuvres de femmes sont jouées. Nommée officier d&rsquo;Académie par le décret du 24 décembre 1885, elle est également membre de la Société des compositeurs, de la Société internationale de musique et vice-présidente de l&rsquo;Union des femmes professeurs et compositeurs de musique. Elle enseigne le piano à Paris. Elle lègue par testament 120&nbsp;000 francs à l&rsquo;État français à la condition qu&rsquo;il fasse exécuter des œuvres symphoniques de musiciennes françaises. Elle décède accidentellement, à Nice, le 28 novembre 1916.</p>



<p><em>La Ballade</em>&nbsp;a d’abord été publiée en 1914 dans une version chant et piano, avant que 2 autres voix «&nbsp;d’accompagnement&nbsp;» soient ajoutées la même année. Le chœur y est traité de manière instrumentale à la manière de Ravel ou Debussy, et y est créateur d’ambiance. La partition est très précise quant aux intentions à donner.</p>



<p>Pour en savoir plus :&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Filliaux-Tiger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Filliaux-Tiger</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Liste des œuvres de Louise Filliaux Tiger [source : BnF]</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Œuvres pour voix et piano</h3>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Ballade</em>&nbsp;sur un poème de Paul Fort &#8211; Version à 1 voix et piano (1914)</li><li><em>Ballade</em>&nbsp;sur un poème de Paul Fort &#8211; Version Version 3 voix de femmes et piano (1914)</li><li><em>Vers la Chapelle</em>&nbsp;Poème de J.J. Frappa (1914)</li><li><em>Oraison</em>&nbsp;poème de M. Maeterlinck (1913)</li><li><em>Fin d’automne</em>&nbsp;poème de P. Ponsard (1912)</li><li><em>L’amour et l’orage</em>&nbsp;poème de la Duchesse D’Uzes-Mortemart (1911)</li><li><em>Le sommeil des chemineaux</em>&nbsp;poème de H. Lozeral (1910)</li><li><em>Mélodie</em>&nbsp;(1910)</li><li><em>Reflets</em>&nbsp;poème de M. Maeterlinck&nbsp;(1910)</li><li><em>De la part du jardin</em>&nbsp;Poème G. Boyer (1898)</li><li><em>Dernier amour</em>&nbsp;poème N. Faucher (1898)</li><li><em>Pluie en mer</em>&nbsp;Poème de E. Haraucourt (1898)</li><li><em>Mon cœur est plein de toi</em>&nbsp;poème A. Sylvestre (1893)</li><li><em>L’adieu au foyer</em>&nbsp;(1880)&nbsp;</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Œuvre pour piano seul</h3>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Lamento</em>&nbsp;(1900)</li><li><em>Un Mot musical</em>&nbsp;(1900)</li><li><em>Quengaine</em>&nbsp;(1898)</li><li><em>Source Capricieuse</em>&nbsp;(1896)</li><li><em>2 pièces pastorales</em>&nbsp;(1890)</li><li><em>Pièces d’étude pour piano</em>&nbsp;(1889)</li><li><em>10 pièces de genre</em>&nbsp;piano 4 mains (1886)</li><li><em>Gavotte</em>&nbsp;pour piano (1885)</li><li><em>Lassitude</em>&nbsp;pour piano (1884)</li><li><em>Menuet</em>&nbsp;(1880)</li><li><em>Dans les brandes</em>&nbsp;(1900)</li><li><em>Source capricieuse</em>&nbsp;(1896)</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Œuvre pour musique de chambre</h3>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Lento&nbsp;</em>pour violoncelle et piano ou harpe (1904)</li><li><em>Capriccietto&nbsp;</em>pour violon et piano (1897)</li><li><em>2 pièces pastorales</em>&nbsp; pour flûte hautbois et piano (1890)</li><li><em>Gavotte&nbsp;</em>pour piano violon et violoncelle (1888)</li><li><em>Promenade&nbsp;</em>pour piano violon et violoncelle (1888)</li><li><em>Lassitude&nbsp;</em>pour piano et violon (1884)</li><li><em>Défaillance&nbsp;</em>pour piano et violon (1884)</li></ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Nathalie Biarnés (1978 – )</title>
		<link>https://lesamisdeparalelles.fr/nathalie-biarnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 07:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compositrices]]></category>
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					<description><![CDATA[Après avoir obtenu un diplôme de Commerce, elle décide de se consacrer à la musique. Elle obtient une Maîtrise de Musique, puis son Diplôme de fin d’Études Musicale. Dès 2002, elle se lance dans une carrière de compositeur. En 2003, elle remporte un concours de composition pour chœur, puis elle<a href="https://lesamisdeparalelles.fr/nathalie-biarnes/" class="more-link"><span class="readmore">Lire plus...<span class="screen-reader-text">Nathalie Biarnés (1978 – )</span></span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-full"><a href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Nathalie_Biarnes.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Nathalie_Biarnes.jpg" alt="" class="wp-image-550" srcset="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Nathalie_Biarnes.jpg 200w, https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Nathalie_Biarnes-150x150.jpg 150w, https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Nathalie_Biarnes-180x180.jpg 180w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption>Nathalie Biarnés</figcaption></figure></div>



<p>Après avoir obtenu un diplôme de Commerce, elle décide de se consacrer à la musique. Elle obtient une Maîtrise de Musique, puis son Diplôme de fin d’Études Musicale. Dès 2002, elle se lance dans une carrière de compositeur. En 2003, elle remporte un concours de composition pour chœur, puis elle se perfectionne en travaillant avec de grands compositeurs tels Nicolas Bacri, Édith Canat de Chizy et Pascal Zavaro. Elle prend également conseil auprès d’Éric Tanguy.</p>



<p>Elle écrit de nombreuses pièces chorales éditées aux Éditions À Cœur Joie, dont un « Ave Maria » qui connaît un succès notable, des pièces pour musique de chambre, pour ensemble orchestral, orchestre symphonique et orchestre d’harmonie.</p>



<p>Sa pièce « Harmonia », suite pour orchestre d’harmonie, a été créée dans le cadre de l’Exposition Internationale de Saragosse. Le tombeau d’Henry IV » a été commandé par la ville de Pau à l’occasion des 400 ans de la mort du Roi Henry IV.</p>



<p>En 2012, sa création « Desolation Islands » (commande du sextuor de violoncelles palois Les Piques du Midi) est jouée devant la Ministre de la Culture Aurélie Filippetti.</p>



<p>En 2013, elle est finaliste du concours de musique de film « UCMF, les 10 ans » et en 2014, elle est lauréate de la Bourse Heinrich Mann et part en résidence de de composition en Allemagne pendant deux mois durant lesquels elle compose un Hymne en hommage à Félix Mendelssohn, « Hör mein Bitten », édités aux Éditions À Cœur Joie en 2020.</p>



<p>En 2016, elle obtient le 2ème prix de Composition au Concours International Léopold Bellan.</p>



<p>En 2017, l’Orchestre régional de Normandie lui commande une œuvre, « Infinite » pour orchestre. Elle est jouée au Festival de l’Orne (61) et Taverny (95).</p>



<p>En 2018, elle compose « Eki Nox » pour orchestre à cordes et txalaparta, musique pour ballet chorégraphié par Fabio Lopez (Cie Illicite) en collaboration avec Mathieu Vivier (Cie Bilaka) pour le Conservatoire du Pays Basque Maurice Ravel (64). Ce ballet alliant danse basque et néo-classique est régulièrement programmé, notamment lors du « Rendez-vous sur le quai de la gare » organisé par le Malandain Ballet de Biarritz à la Gare du Midi.</p>



<p>En 2019, elle est invitée en tant que compositrice au Festival de Lormont (33) par la chef de chœur Élisabeth Petillot et son chœur de femmes « Castafiori ». L’ensemble vocal à voix égales « Para L’Elles », dirigé par Agnès Blin, lui commande une œuvre pour chœur et harpe. Cette pièce sera crée le 8 mars 2020, lors d’un concert dédié aux compositrices.</p>



<p>Parallèlement, depuis 2006, elle est un partenaire privilégié de L’orchestre De Pau Pays De Béarn, dirigé par Fayçal Karoui. Il la sollicite régulièrement pour des projets originaux alliant orchestre symphonique et musique actuelle (hip-hop, arabo-andalouse, électro…). Cette collaboration a mené à l’enregistrement du morceau et du clip vidéo de la pièce électronique de Djoe the Architect, « Mr Jenkins ». Certains de ses arrangements ont été joués au Festival International de Piano de la Roque D&rsquo;Anthéron et à Rabat.</p>



<p>Par ailleurs, elle enseigne l’Écriture Musicale au Conservatoire des Landes, au Conservatoire de Bayonne et depuis 2015 au conservatoire de Pau ; Elle fait partie du chœur de Jazz Vocal féminin Edelvoice de l’Haÿ (94), sous la baguette de Pierre-Gérard Verny, qui a remporté le 3ème prix du Concours Vocal les Florilèges de Tours.</p>



<p><strong>Réseaux sociaux</strong></p>



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<div class="epyt-video-wrapper"><iframe loading="lazy"  id="_ytid_53116"  width="990" height="556"  data-origwidth="990" data-origheight="556" src="https://www.youtube.com/embed/t5DYwJhnqeY?enablejsapi=1&#038;autoplay=0&#038;cc_load_policy=0&#038;cc_lang_pref=fr&#038;iv_load_policy=1&#038;loop=0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;playsinline=0&#038;autohide=2&#038;theme=dark&#038;color=red&#038;controls=1&#038;" class="__youtube_prefs__  epyt-is-override  no-lazyload" title="YouTube player"  allow="fullscreen; accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen data-no-lazy="1" data-skipgform_ajax_framebjll=""></iframe></div>
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		<title>Le chemin de l’amour</title>
		<link>https://lesamisdeparalelles.fr/le-chemin-de-lamour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 04:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
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					<description><![CDATA[En 2019, l’ensemble vocal à voix égales Para L’Elles, dirigé par Agnès Blin, commande à&#160;Nathalie Biarnés&#160;l’œuvre pour chœur et harpe&#160;Le chemin de l’amour, sur un poème de Sabine Sicaud. Cette œuvre est créée le 8 mars 2020, lors d’un premier concert dédié aux compositrices. Elle sera éditée aux&#160;Éditions À Cœur<a href="https://lesamisdeparalelles.fr/le-chemin-de-lamour/" class="more-link"><span class="readmore">Lire plus...<span class="screen-reader-text">Le chemin de l’amour</span></span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-medium"><a href="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Sabine_Sicaud.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="216" height="300" src="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Sabine_Sicaud-216x300.jpg" alt="" class="wp-image-554" srcset="https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Sabine_Sicaud-216x300.jpg 216w, https://lesamisdeparalelles.fr/wp-content/uploads/2021/09/Sabine_Sicaud.jpg 346w" sizes="auto, (max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a><figcaption>Sabine Sicaud</figcaption></figure></div>



<p><strong>En 2019, l’ensemble vocal à voix égales Para L’Elles, dirigé par Agnès Blin, commande à&nbsp;<a href="http://amisdeparalelles.wifeo.com/article-145577-nathalie-biarnes.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nathalie Biarnés</a>&nbsp;l’œuvre pour chœur et harpe&nbsp;<em>Le chemin de l’amour</em>, sur un poème de Sabine Sicaud. Cette œuvre est créée le 8 mars 2020, lors d’un premier concert dédié aux compositrices. Elle sera éditée aux&nbsp;<em>Éditions À Cœur Joie</em>.</strong></p>



<p><a href="https://www.sabine-sicaud.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sabine Sicaud</a> (1913 – 1928), née à Villeneuve-sur-Lot et morte à 15 ans, est un cas littéraire surprenant. Lauréate du Jasmin d’Argent à l’âge de 11 ans, puis des jeux Floraux de France, Sabine reçut les hommages d’Anna de Noailles qui écrivit la préface aux Poèmes d’enfants publiés en 1926. L’univers de Sabine est, à cette époque-là, celui des animaux et des plantes, de l’espièglerie et de la compassion. Puis, brutalement, ce fut la maladie. Une maladie dure, cruelle, qui transforma l’enfant en adulte martyrisée et le petit poète en grand poète. « Elle écrira les plus beaux poèmes qui soient de la souffrance et de la mort », nous dit Robert Sabatier. Inoubliables par leur force, leur sincérité et la profondeur de leur vision, ces poèmes transcrivent l’expérience nue de l’inexorable. [Biographie tirée de : AYRAL-CLAUSE, Odile. (1996). <em>Sabine Sicaud : le rêve inachevé</em>. Bordeaux : Les dossiers d’Aquitaine. ISBN 2-905212-30-6.]</p>



<h2 class="wp-block-heading"> <p>Le chemin de l’Amour</p></h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Amour, mon cher Amour, je te sais près de moi<br>Avec ton beau visage.<br>Si tu changes de nom, d&rsquo;accent, de cœur et d&rsquo;âge,<br>Ton visage du moins ne me trompera pas.<br>Les yeux de ton visage, Amour, ont près de moi<br>La clarté patiente des étoiles.<br>De la nuit, de la mer, des îles sans escales,<br>Je ne crains rien si tu m&rsquo;as reconnue.<br>Mon Amour, de bien loin, pour toi, je suis venue<br>Peut-être. Et nous irons Dieu sait où maintenant ?<br>Depuis quand cherchais-tu mon ombre évanouie ?<br>Quand t&rsquo;avais-je perdu ? Dans quelle vie ?<br>Et qu&rsquo;oserait le ciel contre nous maintenant ?</p></blockquote>



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